‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 34 sur 997 · PREMIÈRE PARTIE. HISTOIRE EXTERNE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. HISTOIRE EXTERNE

marais ^. En général, elle fut telle que l'espace occupé alla jusqu'à doubler la superficie primitive de la ville tout entière à lintérieur de la première enceinte. Il n'est pas moins intéressant de constater qu'elle s'accomplit selon la règle déjà observée pour Duacum. avec un même principe géométrique, mais avec une régularité encore plus absolue. Xon seulement la route de Lille est très rectiligne, mais de chaque côté s'en détachent à angles droits et perpendiculairement, par conséquent, à la Scarpe, d'autres voies elles-mêmes coupées dans des conditions semblables par deux, trois ou quatre rues parallèles à la première, c'est-à-dire en même temps à la rivière. Les rues se complétaient par deux places, l'une dans l'intérieur des terres, près du quartier Xotre-Dame. servant de marché aux bestiaux ^, l'autre, tout à l'extrémité opposée, près de la fin de la ville, sur le bord de la Scarpe. utilisée comme second port aux boi.> ^. Entre les voies de communication, les seuls monuments méritant d'être cités étaient deux édifices religieux, le premier, une chapelle dite de Saint- Jacques, édifiée non loin de la première enceinte sur la grande voie centrale et qui fut l'église particulière à cette partie de l'agglomération *. et le second, une maison de l'ordre des Templiers *, qui se trouvait beaucoup plus loin dans le voisinage du second des marchés précédents. Tout le reste de l'espace disponible, c'est-à-dire à peu près tout, pouvait être occupé par des habitations privées et le fut réellement. Il est seulement bien probable que l'afïiux de la population diminuait au fur et à mesure qu'on s'éloignait

1. Le « Mares douesien », sur l'emplacement de la dernière ligne de fortifications (Bra.ssart, Les tburs des remparts en 1475, 162, n. 1).

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