Voy. l'alinéa suivant
5. Voy. déjà ci-dessus, 376, n. 6. Cela est constant pour les différents côtés de la vie urbaine. Remarquer en particulier poiu- le di-oit collectif la mutiplicité des bans ; de même pour les diverses parties de la police, il y » des séries de petites dispositions qui, pour chaque élément, aviraient pu être facilement réunies.
6. A ces publications successives, correspondent é\'idemment les leçons successives aussi de chaque registre, la plupart du temps modifiées, comme nous le dirons, sur des détails. Voj'. d'aillevirs les exemples cités, 377, n. 1.
7. xiiie s. : P.J. 5612, 7212, 1652, 216^, 28220, 624*. 626, 692, 8182; joindre 131^-132*; Finances, P.J. 53* ; Recueil, n» 256, p. 105, n.d. ; — xiV* s. : P.J. 8833, 9403^ 11555.
toujours, pour la forme comme pour le fond, qu'il s'agisse de la cause même des actes ou de leur contenu, de l'ensemble ou des détails, tout, on peut le dire, se présente comme absolument occasionnel ou paraît n'avoir d'autre guide que le hasard.
Dans ces conditions, non seulement il ne vient pas à l'esprit de la ville de codifier la totalité de sa législation, mais il en est presque de même de chaque partie plus ou moins générale ou particulière, puisque des plus rares sont les bans qui coordonnent et résument à peu près les notions relatives à une question essentielle ou simplement à l'un de ses éléments ^. Les seuls exemples de ce genre, en somme suffisamment caractéristiques, se rapportent comme toujours à l'économie fondamentale de la draperie. En 1280. un clerc écrit dans un registre isolé une série de règlements qui, au fond, se bornent presque à répéter les ordonnances précédentes, mais dont les sujets touchent du moins aux côtés les plus importants de l'industrie en cause ^. En 1403, une « ordonnance et estatus » est publiée selon des formes analogues ^. Ces cas sont donc intéressants, mais des plus exceptionnels.
La publication des ordres législatifs urbains ne nous est pas connue exactement. En principe et tout d'abord, ils pouvaient être « faits » une première fois * ; mais ensuite des changements étaient possibles et de différentes sortes. De crainte que l'on oublie le ban ou parce que effectivement la situation le réclamait, on le <( renouvelait ^ » : certains actes
1. Oii ne peut guère citer que. pour les paix, la P.J. 157 ; pour la basse justice, P.J. 1274, qui se contente même parfois de renvoyer à l'ancienne organisation (§ 9 et 18) ; et pour l'ensemble du commerce des grains, P.J. 1473 ; plus spécialement, pour la condition des i^ersonnes, en cas d'attaque des forains contre la ville, voy. P.J. 131 ; et en matière économique, dans la draperie et pour la teinture. Recueil, n° 229.