Voy. plus haut
2. Bibliographie. En général, Lucliaire, Les communes françaises (La constitut. du corps communal, 45-67) ; von Maurer, Die Stadteverjassung, II, § 369; Gierke, Das Genossenschaftsrecht, II, § 27 ; Varges, Die Entstehung, chap. VIII, Das Burgerrecht (Jahrbûcher, t. LXIV) ; von Belo^-, Bûrgerrecht; en particulier pour la France, les histoires des villes offrent peu de renseignements ; pour V Allemagne, Lau, Kôln, II, chap. xvii, et surtout Biàcher, Die Bevôlkerung von Frankfurt, chap. iv.
3. P.J. 4 et Brassart, Preuves, n^ 102; en 1198 encore « soabini et universi burgenses de Duaco m (Finances, P.J. 4.)
forcée, en quelque sorte, ou volontaire, être le résultat de l'hérédité ou de l'acquisition ; en d'autres termes, le recrutement s'exécutait d'une façon interne ou externe.
La naissance devait, à priori, faire un bourgeois ou une bourgeoise ^. Il semble qu'mi enfant d'un élément personnel de la communauté, simplement parce que tel. avait la même condition juridique que ses parents : aucune formalité nécessaire pour entrer dans l'association n'était spécifiée à son sujet. Inversement, on ne mentionne jamais non plus d'individus dans cette situation familiale, victimes de difficultés quelconques venant de l'inobservation de stipulations juridiques ou de l'inexécution de conventions économiques, indispensables à l'acquisition de la bourgeoisie.
Mais comme ce développement propre de l'association était sans doute insuffisant, elle-même chercha à le compléter par un recrutement extérieur. Ce dernier constituait une question de droit ou de fait. Cependant, on ne peut pas ne pas se demander d'abord si l'un, et par suite l'autre de ces problèmes se posèrent de tout temps et cela en raison d'un motif particulier. En effet, la plus ancienne mention que l'on ait de l'entrée d'étrangers dans la communauté, en 1247. relative à deux individus, a reçu, postérieurement il est vrai, au XV s siècle, cette indication que ce sont « les premiers bourgois que on treuve jurez - ». Faut-il donc croire que jusqu'à cette année, il n'y a eu réellement aucune réception ? Il semble malaisé de l'admettre et on n'en pourrait que difficilement, donner la raison, à moins de supposer qu'après avoir, à l'origine, ouvert largement sa porte à tout venant, l'association, suffisamment prohfique par elle-même, pouvant se développer dans l'ordre personnel d'une façon purement interne, voulant peut-être ne voir aucun élément étranger s'implanter en elle, préféra ensuite écarter toute admission, jusqu'au jour où son énorme expansion du premier tiers
1. Tout renseignement fait d'ailleurs défaut sur ce point, mais le principe même ne peut être douteux.