‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 365 sur 997 · Id., § 3. — Cf. von Maurer · texte numérisé non relu

Id., § 3. — Cf. von Maurer

4. On trouvera pour la fin de cette première moitié du xiii^ siècle, deux es. d'exclusion personnelle, non spécifiée dailleurs. dans les P.J. 108-109.

Ensuite, dans la seconde moitié du xin® siècle, la ville émit deux règles nouvelles, l'une générale, l'autre plus précise ; deux clauses personnelles spéciales s'y ajoutèrent également. Tout d'abord, les échevins « tout ensanle. d'un meisme acort », ordonnèrent que les postulants ne devaient poser aucune condition à leur entrée, « mais « demeurer » membres de l'association « com li autre borgois, sans nul si ^ ». Sans doute, dans des formes spéciales inconnues et qu'on ne saurait davantage supposer, un certain nombre de demandeurs avaient-ils sollicité et peut-être obtenu leur admission d'une façon particulière, restrictive, <( à condition » ; ces dérogations individuelles purent entraîner des abus auxquels la ville voulut remédier par la suppression de toute clause privée et le retour à l'application énergique du droit commun, qui apparaît également dans les prescriptions spéciales suivantes. C'est ainsi que le Magistrat décida avec tout le Conseil et même des prudhommes de n'admettre en principe aucune demande, « se ce ne soit li honeurs et li porfis de le vile » et si, en fait, l'intéressé « n'ait vaillant » 50 Ib. artésiennes au minimum, mais sans autre spécification de fortune 2. La première indication, de nature morale, ne fut peut-être pas dénuée de valeur effective ni de portée personelle ; elle put servir à refuser des postulants indignes, mais on ne saurait évidemment oublier de la joindre à l'autre principe de caractère essentiellement économique et ne pas comprendre qu'au fond « l'honneur » de la ville apparaît surtout dans l'exigence d'une fortune déterminée, en vue d'y trouver un avantage purement matériel pour l'association. Quant à l'absence d'une désignation particulière de cette fortune, il est difficile d'en tirer une conclusion certaine, qu'il faille la regarder dans un sens conservateur et croire que l'on considérait comme admis une fois pour toutes, que seul l'avoir immobilier avait à entrer en ligne de compte, ou au contraire y voir, un peu par

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