Cf. P.J. 978109 et
4. Pour la fin de cette époque, nous avons publié la P.J. 1378 à titre de renseignement, mais nous l'avouons, sans en comprendre exactement la signification et la portée : les deux parties du document (séparées par « pourquoy i), semblent même se contredire.
la poussèrent plus guère à une nouvelle exagération des mesures précédentes déjà limitatives et que celles-ci suffirent amplement. L'ensemble de la législation paraît donc conduire à deux conclusions certaines : en droit, l'admission à la bourgeoisie pouvait avant tout résulter, soit de la propriété foncière personnelle, soit du mariage avec le propriétaire d'un bien, foncier encore évidemment : la propriété d'ordre réel était donc la base générale et essentielle de la propriété politique et en somme elle le resta, plus encore peut-être en réalité qu'en principe. En fait, au sujet de la forme, les règles de l'acquisition devinrent de plus en plus restrictives dans le sens pécuniaire : la communauté, suffisamment forte, perdit graduellement son caractère primitif possible de lieu d'asile, et tint à n'accueillir que des éléments de choix pouvant d'une façon expresse contribuer à son développement. Bref, on doit admettre que, selon les deux côtés précédents, se réalisèrent deux modifications qui paraissent s'opposer sous un triple point de vue, externe, interne et causal : tout d'abord, pour la qualité des biens, les facilités d'accès augmentèrent peut-être, alors que, pour la quantité, elles diminuèrent certainement ; par suite, la nature de la première modification était économique, alors que le caractère de la seconde apparaît surtout comme administratif ; c'est enfin que la ville subit les conséquences de l'accroissement général des seuls biens mobiliers, mais elle édicta proprement certaines prescriptions concernant l'usage de la fortune quelle qu'elle fût. Toutes ces transformations et oppositions se saisissent aisément ^.
Ces principes posés, les formalités accompagnant l'entrée en bourgeoisie nous sont à peine connues. Il est dit simplement, on le sait, que l'intéressé « fiançait et jurait )> la bour-
1. En Allemagne, les règles et les modifications précédentes se retrouvent en général : voy. von ^laurer, 746-758 ; Gierke. 092-694 ; Varges. 481-494 ; von Below, ciui distingue avec précision trois phases dans la nature des conditions nécessaires pour l'acquisition de la bourgeoisie : la propriété d'une terre, d'une rente, d'une somme d'argent ( Bûrgerrecht. 348, col. 2) ; même triple division à Fmnrjort (Biicher, 334ss,). Cf. Pirenne, Les Démocraties, 133,