DEUXIÈME PARTIE. — HISTOIRE JURIDIQUE
geoisie dans la haile par devant les échevins ^. Le nombre de ceux-ci était au moins de deux en général - : mais, pour les clercs, on ne Tignore pas. à la totalité du Magistrat s'ajoutaient sept des anciens échevins ^. Le serment même ne nous e.st pas resté : à priori, le nouveau venu ne pouvait que s'engager à respecter les privilèges de la ville et à demeurer fidèle aux devoirs des membres de la communauté ^. D'après une mention un peu vague, il recevait une « cartre ^ ». sans doute un diplôme confirmatif et testimonial de sa réception, mais ce n'est qu'une conjecture, quoique assez plausible : en tout cas, aucune trace documentaire ne nous en a été conservée. Ainsi (( entrés en le borgesie ». le nouveau membre était ( mis en l'escrit de le vile ^-' >k
En fait, la perte presque complète encore de ce dernier genre d'actes nous lais.se trop souvent ignorer Thistoire réelle des admissions. Tout d'abord, on sait seulement qu'en 1247 et en 1248 ^, elles furent au nombre de cinq. Par une particularité intéressante, les trois ou quatre plus anciennes sont celles d'Italiens, peut-être de Cahorsins^ et par conséquent de banquiers. Tous les admis sont des hommes.
En second et dernier lieu, on doit maintenant descendre jusqu'à la première moitié du xiv^ siècle : à cette époque, de 1318 à 1334^°, on possède un registre complet des entrées, d'autant plus précieux qu'au delà toute indication fera défaut