‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 378 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. - — HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. - — HISTOIRE JURIDIQUE

banlieue urbaine : en fait , nombre de points de départs et le point d'arrivée pouvaient réciproquement s'apercevoir, et économiquement peut-être, ce district était-il plus ou moins possédé par les bourgeois de la ville en propriétés rurales. Il formait, en un mot, l'ancien « territorium ^ » douaisien, dont Douai était resté le seul centre. La seconde zone est déjà beaucoup plus différente. Elle appartient évidemment bien moins à la cité d'arrivée qu'aux agglomérations plus ou moins équivalentes qui s'3' rencontrent et qui sont directement en cause ou dont dépendent à leur tour, comme c'est le cas pour Cambrai et ses environs, de petites localités expéditrices. En un mot, on a quitté la région propre d'unique attraction douaisienne pour entrer dans des contrées seulement voisines. Quant au dernier district, par sa situation, par sa langue ou par la politique, il est séparé assez franchement du pays de Douai ; l'un et l'autre sont évidemment situés dans le même ensemble géographique que l'on connaît, mais, en dépit de leurs analogies diverses qui en résultent, leurs rapports essentiellement courants paraissent être rares. Ainsi, successivement, les environs de Douai, la région des agglomérations voisines et enfin le pays immédiatement au delà, contribuent à faire partir des émigrants dans un endroit de réception avec lequel ces divers districts ont de moins en moins de similitudes et de relations.

A l'intérieur, chaque zone diffère également par la nature de ses points d'envoi. Les premiers sont de toutes petites communes rurales sans importance, simples dépendances juridiques ou économiques de Douai qui, vis-à-vis d'elles, joue en fait, sinon en droit, le rôle de chef de cens : s'il ne les absorbe pas, il les domine certainement de beaucoup. La seconde série ne comprend pas toujours des éléments bien plus considérables, mais en moyenne les moindres le sont davantage et surtout plusieurs, chefs-heux de province ou villes importantes, sont de vrais centres égaux ou même supé-

Page 1