‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 38 sur 997 · PREMIÈRE PARTIE. — HISTOIRE EXTERNE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — HISTOIRE EXTERNE

au delà de la première enceinte, et si également son expansion se fit un peu dans tous les sens, elle fut plutôt peu profonde en amont, aux alentours des routes d'Arras et de Béthmie et s'exécuta surtout en aval le long de la Scarpe, vers l'église précédente où elle rejoignit peut-être une sorte d'agglomération rurale existant déjà d'une façon indépendante ^. Tout cet ensemble, traversé par des rues assez larges et droites, était de forme assez régulière, mais sans offrira cet égard de caractère bien marqué comme sur l'autre rive. Une place existait à peu près au centre ^. En dehors de l'édifice religieux déjà nommé, aucun monument d'intérêt général n'apparaît de ce côté. Dans ces conditions, les propriétés privées pouvaient naturellement prédominer d'une façon presque exclusive ; mais, à quelque distance de la première ligne de fortifications et surtout vers la sortie de la Scarpe, les noms de la « Couture ^ », de la <( Prairie » ou encore des u Prés Saint- Albin » et de (c Champfleury * », à l'apparence bien champêtre, semblent montrer que la poussée perdit en densité ce qu'elle gagna en étendue, et qu'une bonne partie du quartier, au moins, conserva une nature rurale très accentuée et resta peu habitée. De la date de cet agrandissement, qui fut sans doute très lent et resta un peu relatif, on ne peut rien dire de bien précis, si ce n'est qu'il s'accomplit sans doute postérieurement à celui de la rive droite. En effet, ce ne fut peut-être que plus de cent ans après la construction de la seconde hgne de fortifications vers la Neuvile que, vers 1310, les guerres de Flandre déterminèrent la ville à commencer enfin son « renforchement » du côté opposé ^. Il se poursuivit, semble-t-il, dans le courant de la première moitié du siècle. La dernière enceinte était alors complète ^.

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