‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 39 sur 997 · Voy. plus loin · texte numérisé non relu

Voy. plus loin

Il faut donc arriver au milieu du xiv^ siècle environ pour que l'agglomération ait achevé de délimiter exactement sur le terrain sa forme définitive. Mais, exception faite ou à peu près 1 de cette dernière partie des fortifications, on peut croire, sans aucun doute, qu'une centaine d'années auparavant. Douai était déjà parvenu à sa plus grande expansion. Dans le milieu du xiii^ siècle, le peuplement, au moins sur la rive droite, se fit dans des conditions de rapidité qui paraissent, aux contemporains eux-mêmes, avoir été absolument exceptionnelles. En 1225. 1228 et 1257 '^, trois chapelles situées de ce côté et dépendant toutes de la collégiale Saint- Pierre, furent érigées en paroisses indépendantes : c'est que le chapitre, les trois fois, déclare dans des termes presque identiques, qu'il ne peut accomphr ses fonctions religieuses d'une façon suffisante et convenable, parce que la paroisse primitive unique est maintenant remplie d'une « multitude insensée et qu'elle s'accroît chaque jour dans des conditions presque merveilleuses » : cette augmentation lui paraît évidemment tenir du prodige et, documentairement tout au moins, aucune ville de Flandre n'a offert un accroissement comparable. Aussi, dès ce moment, l'étendue de la cité peutelle être déterminée par une liste officielle de toutes les escroettes et connétablies, divisions et subdivisions militaires et financières ^ : leur énumération correspond certainement à la totalité des divers quartiers. Dans l'ensemble, rive gauche aussi bien que rive droite, on montre bien que Douai est arrivé au maximum de son développement topographique. Pour les détails, deux faits paraissent être significatifs : l'ancien Duacum ne tient plus qu'une place restreinte en regard de la totalité de l'agglomération, ainsi qu'autrefois le eastrum et Douayeul au milieu de la première enceinte ; de plus, par rapport à cette ligne fortifiée, chacune des escroettes s'étend

i. Voy. ci-dessus 42, n. 3.

2. Saint -Jacques, Saint-Nicolas et Notre-Dame (Mirœus et Foppens, Opéra Diplom., III, 86, 87 et 119).

Page 1