‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 381 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE

réfléchie, en un mot purement spontanée. Seulement, ils viennent aussi sous une forme de moins en moins collective et de plus en plus individuelle. D'un mot. les émigrés deviennent à titre croissant isolés et indépendants, si bien que les résultats obtenus, eux aussi, s'individualisent dans des conditions parallèles. Ces changements sont la conséc|uence générale déjà remarquée, en vertu de léloignement. de la substitution grandissante des villes au plat pays comme lieux d'émigration ^.

En second lieu, à l'égard des sexes, sauf dix-sept '^, tous les intéressés sont des hommes. Le nombre des femmes reste donc à peu jDrès négligeable et on le comprend sans peine : à cette époque elles se déplaçaient sans doute avec très peu de facilité. Par conséquent, tous ces nouveaux venus devaientils être seuls, supposition encore bien admissible en raison de l'absence de mention de changement de toute une famille, et de sa difficulté d'exécution par rapport au déplacement d'un individu isolé, ayant perdu toute attache personnelle avec son lieu primitif de résidence.

Vient enfin la question de la profession ^. Ici également s'impose une distinction préparatoire, quoique purement momentanée, mais semblable à l'une des différences établies pour l'ordre géographique. On rencontre en effet des appellations douteuses et d'autres claires : si un certain nombre d'individus en analogie avec les émigrés qui ont un nom topographique, possèdent proprement des noms de métiers *, d'autres ajoutent à leur prénom et à leur nom l'indication d'un métier, par conséquent sous une forme absolument nette ^ : il y a « Jehans Li Carpentiers, de Bouvegnies » et « Jakemes

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