‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 387 sur 997 · Joindre le « marcimua de blé · texte numérisé non relu

Joindre le « marcimua de blé

xiv^ siècle. Dun point de vue un peu différent, concernant les modes d'exploitation industrielle, on peut remarquer l'existence de certains métiers complémentaires ou voisins : dans l'alimentation, dans les boissons et particulièrement pour le vin, les cuveliers et tonneliers presque identiques et les sakieurs de vin ; pour la bière, les goudaliers et les cervoisiers ; pour le pain, les boulangers et les fourniers ; dans le bâtiment, les professions de maçons et de couvreurs de tuiles, de scieurs, de charpentiers et de « lateres », et dans l'industrie minérale, celles de « carliers », de maréchaux, de fevres et de « caudreUers » ; pour l'industrie de l'habillement, se montrent, soit d'une part pour le vêtement proprement dit, les parmentiers, meulekiniers, feutriers, caucheteurs et peletiers, soit surtout dans le travail du cuir, les taneurs et les conreurs, puis les cordonniers, gantiers et « vaisniers » ; spécialement dans le tissage, pour la draperie tout d'abord on connaît les tisserands qu'on paraît même distinguer assez inutilement des « linges teliers », puis les teinturiers et les foulons et tondeurs et au besoin les grumeliers et escarlatiers 1 : si la série complète des travailleurs de la laine pure n'est pas représentée, les plus importants sont mentionnés ; enfin, dans le tissage encore des étoffes mixtes ou de toile, il faut rapprocher et distinguer les tiretiers, liniers et toiUers.

On doit ajouter que, sur 248 émigrants, il y a 9 ou 10 clercs, soit un trentième seulement, par conséquent une quantité bien minime- : l'un d'eux est un drapier.

Si maintenant le caractère de ces professions entre en ligne de compte, leur ensemble paraît bien former deux groupes d'importance très inégale. A l'exception des métiers de la draperie, économiquement, les autres ont des natures assez diverses : si certains comme marchand de blé, poissonnier ou vieswarier-revendeur, appartiennent purement au commerce ou tels que sakieur, meunier, scieur, ressortissent exclusive-

1. Deux métiers qui, nous l'avons dit, paraissent bien être inconnus à Douai.

2. Nos 11 (diapier), 68-69, 71-72, 82, 118, 203 (? surnom), 242-243.

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