Voy. Finances, 15'J
46 LA ^^E urbaine de douai
Lambres arrivant presque jusqu'aux portes urbaines avaient empêché tout épanouissement en amont, repoussant la cité dans le sens opposé, mais aussi parce que les intérêts économiques l'amenèrent naturellement à se porter plutôt en aval, vers la partie de la rivière navigable et vers la Flandre, avec laquelle elle entretenait surtout des rapports d'affaires ; les pâtures urbaines, on le remarquera aussi, étaient situées dans cette même direction ^. A ce sujet, d'ailleurs, seules des constatations et des hypothèses sont possibles.
La description de la Neuvile ne donne pas heu à des conclusions spéciales ; les origmes ou la formation de la ville ne sont plus en question maintenant, mais son développement postérieur : l'intérêt n'est plus explicatif, mais devient descriptif, n est seulement facile de voir que bien que les deux rives se soient constituées selon des principes généraux semblables : restriction de l'expansion en amont, augmentation en aval, néanmoins diminution de la population avec Féloignement de la première enceinte, la rive droite avait, par analogie à Duacum, mi caractère beaucoup plus accentué à tous égards, comme importance, comme forme et comme nouveauté. C'était bien la véritable première ville qui avait donné naissance à la Neuville réelle : en d'.autres termes, chaque élément ancien en avait produit un récent d'ordre similaire.
On peut ajouter qu'en même temps peut-être que se créait la Neuvile, le territoire de la cité proprement dite subissait une extension beaucoup plus considérable, mais tout à fait extérieure, par la formation d'une « banlieue et echevinage m, qui, à son tour, l'enveloppa tout entière. Mais c'est là un côté très spécial de la topographie douaisienne, si bien qu'il est inutile de revenir sur ce que nous avons dit par ailleurs de cette question '^.