‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 478 sur 997 · Id · texte numérisé non relu

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la juridiction d'arbitrage, dans des conditions régulières et complètes, la justice pouvait être ou était personnellement exercée par des prudhommes élus, d'origine privée et de fonctions momentanées ^. D'mi autre côté, fonctionnaient deux tribunaux spéciaux, l'un pour la justice arbitrale criminelle, les paiseurs, l'autre pour la justice civile des propriétés, les IV maîtres desseureurs, sans compter peut-être au sujet des orphelins, les ministres des orphenes 2, et à l'égard de la police économique, sinon les esgardeurs ^, au moins deux juridictions de métiers * : tous les juges de ces tribmiaux étaient plus ou moins d'origine administrative et d'emploi permanent. Sous le rapport constitutionnel, les deux séries d'éléments précédents n'étaient assurément pas sans présenter des différences profondes. D'mie part, il n'y avait que de simples groupements surtout privés ; de l'autre, fonction' naient de véritables organes administratifs : aussi ne peut-on que regarder les premiers juges comme une survivance d'une juridiction particulière originelle ; et on ne saurait voir dans les seconds qu'une dérivation de l'échevinage officiel postérieur : d'un côté, par conséquent, le passé avait agi et ses restes persistaient, de l'autre, le présent et en quelque sorte l'avenir influaient et leurs effets se manifestaient ; mie concentration devait avoir eu lieu, puis, était venue une décentralisation ; tout le système en vigueur ne s'en rattachait pas moins directement de part et d'autre à l'organisme judiciaire ordinaire et central. Féclievinage. En effet, non seulement ce ne pouvait être que lui qui avait laissé vivre ou qui avait fait apparaître les autres juridictions, mais par un résultat naturel, tous leurs membres n'étaient encore que de simples délégués du Magistrat et ces deux catégories de tribunaux ne vivaient

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