Brassart
ruptions d'ordre .surtout <( juridique >> dans les guerres de l'époque de Philippe-Auguste, cesser d'être français jusqu'en 1304.
Mais tout d'abord, les voisins de l'est vont intervenir à leur tour. Sans doute pendant les deux premiers tiers du xi^ siècle, la ville reste flamande. Elle ne paraît jouer aucun rôle actif en 1054, au moment de l'expédition d'Henri III d'Allemagne contre Baudouin V de Flandre, bien que l'empereur ait voulu envahir son comté par le sud et que les deux adversaires se soient livré une bataille infructueuse entre Douai et Lille, plutôt cependant dans le voisinage de la seconde ville ^. Alors la situation urbaine devient très obscure. En 1076 et en 1081, dans les premières années de Robert le Frison, Douai demeure à la Flandre ^. mais en 1089, il n'en dépend plus et se rattache au Hainaut ^ ; la châtellenie semble même, pendant un certain temps, avoir été réunie à celle de Cambrai *. Enfin, en 1102. au moment de la première expédition d'Henri II d'Allemagne, la ville est de nouveau redevenue flamande ^. En général, ces changements ne peuvent qu'être liés aux démêlés de la Flandre et du Hainaut, bien que, dans le détail, il ne soit pas toujours possible de préciser les causes des modifications ^. On sait en effet qu'en 1071. Robert le Frison, par la bataille de Cassel. enleva la Flandre à la comtesse de Hainaut, Richilde. qui ne conserva
1. APhalempin (Steindorf, Heinrich III, II, 280-283 ; Vanderkindere, 111).
2. De là la charte de 1076, si souvent citée déjà, donnée par Robert le Frison en faveur de Saint-Amé.
3. A cette année, Baudouin II, comte de Hainaut, s'intitule « cornes Duacensium et Austrovantensium « (Mirseus. Opéra Diplom., I, 517 ; cf. Wauters. Table, I, 571) ; c'est très probablement le même seigneiu- qui, entre 1093 et 1098, est désigné comine l'un des souscripteurs de la P.J. 1.
4. Brassart, Château, I, 93-99 ; voy. en 1111, un acte de Hugues I*'"', châtelain de Cambrai, donnant à l'abbaye d'Anchin <; partem etiam telonei Duacensis, quam tenebam >> (Finances, P.J. 1), don que, le 31 janvier 1123, une bulle de Calixte II confirme ( Jalïé-Loesvenfeld, I, n" 7007 ; U. Robert, Bull... de Calixte II, t. II, n» 334, p. 93).