‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 490 sur 997 · Brassart, Listes mss. de Véchevinage · texte numérisé non relu

Brassart, Listes mss. de Véchevinage

assez naturellement en dehors de la ville, mais réglables à l'intérieur comme à l'extérieur de la cité, on énonce que « se on paie ceste dete devant prudommes, on en est bien quite de l'eskievinage ^ » : l'acquittement dans cette condition privée a donc la même force que s'il était effectué devant le tribunal urbain lui-même ^. Ainsi, à priori, la présence des éclievins n'était pas exclusive ni même indispensable, puisqu'ils pouvaient être non seulement accompagnés, mais remplacés par des individus en qui ils avaient foi et qui par suite avaient la même valeur testimoniale que la leur propre : puisqu'en effet, d'après leurs appellations, les intéressés étaient juridiquement des bourgeois, économiquement des legitimi viri, socialement dans l'ensemble des « bone gent « ou mieux des « prudhommes », ils avaient ainsi toutes les qualités voulues pour être diplomatiquement des (( tesmoing que esche vin creissent ». En général, dans cet élément comme dans d'autres, ces indications ne sont qu'une preuve ou un reste du temps où une organisation officielle ne se trouvait pas encore établie, mais où n'existait qu'un rôle accidentel rempli par ' les particuliers dignes en vertu simplement de leur situation sociale, d'avoir une action judiciaire quelconque ^. Relativement même, d'une façon plus précise, cette forme d'actes, non seulement par sa nature organique privée, mais par son but réel purement testimonial, on peut le conjecturer, doit représenter le mode le plus ancien de la justice *.

En second lieu, s'il s'agit des membres du Magistrat, les premières pièces qui les montrent définissent en même temps parfaitement le motif de leur présence. Ou elles les nomment

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