P.J. 4-fi
G. P.J. 6 ; \'oy. ensuite un acte de nov. 1202, émanant de Saint-Anié et relatif à la fondation d'une chapellenie, scellé du sceau de Saint-Amé et de celui de la ville (Arch. dép. du Nord : fonds de Saint-Amé. carton 3 ; voy. Demay, Sceaux de la Flandre, II, n" 6050).
7. Acte d'intérêt public d'ailleurs, formant la suite de la pièce de 1172 mentionné n. 3. (Finances, P.J. 5), ensuite, P.J. 9-10, 14.
cause purement documentaire, on ne peut réellement le spécifier.
L'origine maintenant personnelle de cette prérogative testimoniale semble se retrouver dans deux catégories de renseignements, qui offrent un intérêt surtout organique, puis juridique. En 1115, on se souvient que la valeur de témoignage des legitimi viri est mentionnée avant celle de tout autre pouvoir. Mais encore pendant la période intermédiaire des environs de l'an 1200, des hurgenses authentiquent des actes, soit même, dans un cas caractéristique, absolument seuls ^, soit avant ou après des scabini ^ ; jusque dans un document proprement urbain de 1225^, deux échevins sont suivis de quatre « tesmoig comme crestien », évidemment privés, quoique tous ces particuliers ne puissent être que d'anciens ou de futurs membres du Magistrat *. Enfin, même à l'époque documentaire, lorsque les chefs de la cité ont acquis régulièrement la juridiction gracieuse, l'ancienne attribution apparaît encore d'une double façon. D'une part, si on donne (( hiretage en mariage... devant boines gens qui li eschevin croient )>, on spécifie que « ciels dons doit estre fers et estaueles -. •'' ; en outre, dans un certain nombre d'actes économiques qui, on en ignore la cause, sont presque tous relatifs à des achats de vins faits
1. P.J. 15 et même 7 (voy. l'appendice) ; joindre nn acte de 120], nne confirmation par l'évêque dWrras d'un accord entre Saint-Amé et le prévôt féodal au sujet du moulin de Planque (Cf. Brassart, Château, I, 333) : « Hoc arbitrium promulgatum fuit in templo de Quinci, presentibus... » : suivent des personnages ecclésiastiques, des milites et enfin 3 hurgenses ( Nord : fonds de Saint-Amé, carton 3).
2. Une pièce de 1198, émanant du seigneiu" de Saint- Albin, mentionne 2 « burgenses « avant les « scabini » (Brassart, Preuves, n° 102) ; en nov. 1202, l'acte relatif à Saint-Amé, cité ci-dessus, 520, n. 6, se termine ainsi : « Et presentibus scabinis Duacensibus [6 noms] et aliis quam pluribus, scilieet [suivent 3 noms], W. de S.-Amando, justiciario » ; en 1207, un acte du prévôt est ainsi validé : u Testes : [2] scabini... [et 4] burgenses » (Brassart, Preuves, n" 80). Remarquer enfin qu'un acte de 1198 relatif aux moulins, mais émanant de Saint-Amé, mentionne, après les scabini, 3 « molendinarii " (P.J. 4 ; voy. à leur sujet t. II, § 31, BaT,3,2)