‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 534 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE

fortune déterminé. En principe, la nature même de ce dernier pouvait être quelconque, mais, très régulièrement, c'était une propriété réellement immobilière ^ ou plus spécialement bâtie -, puisque ces modes de fortune étaient de beaucoup les plus usités. Il est en somme tout à fait rare que le débiteur, d'un côté sous des formes un peu distinctes, au lieu de s'engager sur le bien même, le fasse sur ses revenus ^ ou sur un premier « about » antérieur*, ou que, d'un autre côté, il donne une caution, soit, d'une façon mixte, sur « l'ahanage d'un orteil » ou (( troi keval » et en outre, de part et d'autre, sur une « carete fîerée ^ )\ ou sur des troupeaux ^, soit enfin exclusivement sur des biens meubles, objets de la vie domestique ' ou surtout économique, pour des bateliers sur une « nef ^ » et pour des tisserands sur une « ostille ^ », un métier, ou d'une façon absolument pécuniaire, sur des rentes urbaines à vie ^^^i. On pouvait même combiner des biens divers, comme d'ailleurs on l'a déjà vu avec « l'ahanage d'un orteil et une karete fierée », ou on s'engageait sur « trois maisons et le tenement et 3 nés », sur un «tenement et 3 hostilles ^'^'^^ ». C'étaient évidemment toutes ces garanties ou ces assignations spéciales possibles qui. dans les échanges de biens ou dans les obliga-

2. xiiic s. : P.J. 355, 367, 403, 453, 403, 481. 587, 765, 781, 789, 821, 830, ; Recueil, n» 311 ; — xiV s. : P.J. 887 (sorte d'aliénation ; voy. ci-après 571), 899, 918, 931, 984, 1018, 1203, 1244 ; Recueil, n"" 329. 331.

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