‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 59 sur 997 · Teulet, II, n» 2958 ; Brassart · texte numérisé non relu

Teulet, II, n» 2958 ; Brassart

singulière que la ville avait pour eux est ainsi affirmée, et à maintes reprises, aussi clairement que possible. Mais dans la suite, il est encore plus significatif peut-être que, tandis que Douai semble maintenant être entièrement flamand, pendant toute la période de paix qui dure jusqu'aux guerres de la fin du xiii^ siècle, cette même politique persiste sur la base du traité de Melun ^. On sait qu'à chaque changement de roi ou de comte, le premier fait jurer à la ville que si le second n'observe pas les stipulations de l'accord, elle soutiendra le suzerain contre le vassal ^, et inversement en 1253, Gui de Dampierre prête serment à la commune. « sauf les convencnces » de cette même convention ^. Le roi a, en effet, le droit légitime d'intervenir en tant que suzerain, bien qu'à titre simplement politique. C'est par suite de cette même prérogative que, quelques années avant les guerres de Flandre*, en 1290, un procès engagé pour une cause inconnue d'ailleurs ^, entre Gui de Dampierre et la ville, est porté au Parlement de Paris. Non seulement l'action de ce corps semble ainsi se manifester pour la première fois, mais le roi ne manque pas de saisir ce moyen d'influence en envoyant à Douai deux délégués destinés à faire une enquête ^. On ne sait ce qu'il en advint. Cette double forme d'intervention n'en paraît pas moins être un principe, dont l'application aura des chances de se renouveler, si les circonstances s'y prêtent.

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