PREMIÈRE PARTIE. HISTOIRE EXTERNE
la comtesse Jeamie, cette dernière, il est très intéressant de le constater, s'engagea à donner en dot à son héritière Douai et Lécluse ^ : on peut donc conjecturer que la cour de France n'avait pas perdu toute visée sur la Flandre Wallonne, seulement la future fiancée mourut avant la mise à exécution de ces projets. Les dix ans expirés après l'accord de Blanche de Castille et de Ferrand, le 4 janvier 1237, eut lieu la restitution du château à la comtesse et la commune prêta de nouveau le serment qu'elle observerait les conditions convenues ^. Mais, chose curieuse, ce transfert de la forteresse ne fut pas aussitôt définitif. Jeanne ayant pour elle-même des projets matrimoniaux auxquels saint Louis s'était absolument opposé, il exigea comme réparation un nouvel acte d'hommage de sa vassale et celle-ci, le 12 avril, « en gregnor seureté, H a baillie le castelet de Douai à tenir en sa main » pendant une année, en en supportant elle-même les frais ^. Comme toujours, la commune s'engagea à soutenir, le cas échéant, le roi contre la comtesse *. Enfin, la remise définitive du château, retardée pour une dernière question secondaire ^, eut lieu vers février 1242 ^. Depuis 1225, pendant dix-sept ans seulement, il n'avait pas fallu moins de sept traités pour arriver à ce résultat.
Les rois de France avaient donc eu, en quelque sorte, une véritable peine à se séparer de Douai et, en fait, on voit que plusieurs événements les favorisèrent dans leurs prétentions, que seule la mort accidentelle de l'un d'entre eux amena son successeur, par prudence, à y renoncer, et que de nouveau un événement non moins occasionnel sembla leur rendre leurs espérances. De toutes façons, l'importance vraiment