Sur les pèlerinages en général, voy. plus loin
2. Les pèlerinages apparaissent avec la composition dans la P.J. privée urbaine 1247 ; ils se montrent seuls dans la P.J. de même ordre 420^, comme pour l'affaire extraurbaine de G. de Wargnies, dans la partie mettant directement en cause la commune, et dans l'ensemble de l'affaii'e analogue à la précédente de J. de Verdeboud, il n'est question que de composition, parce que la ville pouvait bien payer, mais non se déplacer.
3. Voy. ci-dessus 629, n. 5, pour le côté pécuniaire, les textes cités.
5. C'est le « Gleichheitseid » germanique (Brunner, D. R. G., I, 227).
amendes ^ », constituaient une sorte de (( commendatio », d'hommage précisément, de la partie défenderesse à la partie lésée, comme son acceptation effaçait la faute commise, annulait le passé et rendait les deux adversaires moralement égaux. Mais aussi, là s'arrêtait l'analogie avec la relation féodale : il n'y avait pas d'investiture affirmant la vassalité de l'une des parties, la suzeraineté de l'autre et on se l'explique parfaitement : dans ces conditions, la réconciliation complète, l'égalité absolue dans l'amour, qui constituent la fin souhaitée, seraient impossibles à réaliser.
Au contraire, ce but est atteint et garanti par les deux actes suivants. C'est d'abord le baiser de paix, non pas accordé, en comparaison de celui du suzerain au vassal, par la victime à l'agresseur, mais bien mutuel ; c'est « l'entrebaisement ^ », que les deux anciens adversaires se donnent « en non de pais et de boin amour ». Ainsi, le désir exprimé au commencement ^ est maintenant accompli.
Finalement, ce baiser passager est à son tour garanti par un dernier serment également bilatéral. De nouveau, chaque partie, et non plus seulement l'agresseur, « fiance par foit et jure sor sains » que « de toutes les haines et de toutes les aatines et les maies amours » du passé. (( ke il le pardonent tout li uns els autres... » « et ke ils n'en lairont à parler, à boire ne à maignier ne à markander li uns as autres ^ » : bref, elles déclarent que s'étant tout pardonné et ayant tout oublié ^, puisqu' ainsi il n'y a plus ni agresseur ni victime, ni aucune forme d'inégalité morale, elles doivent maintenant se jurer réciproquement de reprendre les relations complètes de la vie, non seulement courante, mais économique, la dernière clause