‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 626 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE

assez curieux de voleur de grand chemin. Il s'attaqua naturellement à la ville la plus riche de la région, à Douai, en particulier. « Sans cause et sans raison », d'abord, il la « deffia », la voulut « guarrir et par sa force avoir dou leur ^ » ; puis, de là il fit contre elle une véritable « wiere ^ », où figurèrent spécialement certains de ses gens. Un « escuiers » de ces derniers commit contre la commune plusieurs « enfraintures » et spécialement alla « prendre » un bourgeois, « l'emporta hors » de France et Gautier le mit à « raenchon ^ ». Deux autres de ses associés, « niaisement meus desevolenté >, firent mieux encore, et en simple raison de leur guerre avec la ville, tuèrent près du Cateau-Cambrésis, un autre membre de la communauté qui voyageait de ce côté : Gautier d'ailleurs les « desadvoa ^ ». Il ne nous est pas resté, malheureusement, d'autres détails sur les conséquences du défi lancé par le damoiseau, mais on s'imagine facilement qu'aux attentats contre les individus devaient s'en ajouter contre les propriétés. Dans l'ensemble comme dans les faits, c'est bien là une véritable lutte entre communauté et ceux qu'on appelait les « forains ».

Elle devint sans doute telle que le roi de France lui-même s'émut de ces événements, qui se produisaient « en préjudice et vitupère de sa real majesté ne en grief ne en domage de ses subges », dont il se déclarait le protecteur naturel. En 1321, d'une part, il intima ^ à Gautier même l'ordre de « se délaisser de sa deffience » et « d'assegurer le \ ille », de lui donner, peutêtre, un asseuremer t ^ ; en même temps, il écrivit aux grands bailhs régionaux pour leur exposer les faits, leur spécifier d'exiger du damoiseau l'exécution de la convention précitée

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