i?. F„ XI, 384; Funck-Brentano, 178, n
que l'avait fait Philippe- Auguste et comme si le maître direct de la ville n'existait pas i, toujours selon que l'avait fait son ancêtre. Mais en outre, à l'imitation de sa défense signifiée aux habitants des autres bonnes villes de Flandre, il interdit aux Douaisiens de sortir en armes du royaume ou plus explicitement de secourir Gui et de combattre avec lui contre le roi 2. L'importance politique de cette mesure se montre d'elle-même.
En second lieu, à la fin d'août, lorsque le comte, on le sait, comparaît devant le Parlement ^. des représentants de la commune s'y trouvent également. Philippe devient encore plus pressant. Tout d'abord, le suzerain ordonne à son vassal, qui s'était dessaisi entre ses mains de la « possession » des bonnes villes *, de proroger ^ jusqu'à l'arrêt de la cour les « recreances ® » faites par ses agents au sujet des <( prises » qu'ils avaient accomplies sur des bourgeois ou sur leurs biens lors de la levée du cinquantième. Ensuite, Philippe se déclare compétent ' dans une discussion de la ville et de Gui de Dampierre, l'une prétendant faire confirmer ses privilèges par l'autre, celui-ci répliquant qu'en vertu de son abandon il n'avait plus à s'occuper de cette question. De plus, par une lettre du 28 août ^, vrai chef-d'œuvre de politique, le roi, qui avait restitué au comte ses territoires, déclare cependant craindre que celui-ci ne « lâche la bride » à ses mauvais. des-
1. Id., ibid. ; Funck-Brentano, 178, n. 3. — M. Funck-Brentano paraît croire qu'il y aurait eu une troisième lettre, également de juin 1296, qu'il cite même page sous la n. 2, avec le renvoi suivant : « Arch. v. Douai, AA 6 ; transcr. en français dans le cartulaire T, ff. 5 v° et 58 v° » ; mais cette lettre ne paraît bien être que celle qui est citée dans la n. 3 et qui a exactement les mêmes références que la pi-écédente.