‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 67 sur 997 · PREMIÈRE PARTIE. HISTOIRE EXTERNE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. HISTOIRE EXTERNE

égards et les discordes internes compliquaient les difficultés territoriales, quand les adversaires, dès février 1297. firent réellement leurs préparatifs de lutte. D'après un principe d'autant plus essentiel que nous le verrons appliquer au début des diverses parties de la guei'rc. le roi cherche d"abord à s'assurer les passages touchant Douai. Entre autres forteresses, il peut par exemple s'emparer de celle de Lécluse. très voisine, et mieux encore, aux portes mêmes de la ville, le 9 février, il envoie des arbalétriers au château fort de La Brayelle ^. Dautre part, le comte, dans la cité alors, et en mars, fait réparer des fortifications ^, puis y met son fils Guillaume de Crévecœur ^. En juin, la guerre commence effectivement. Le roi s'avance par Arras et le Neuf -Fossé entre Hénin-Liétard et Douai, les passages du nord étant naturellement gardés par les troupes flamandes. La première escarmouche paraît précisément s'être livrée à l'extrémité de la banlieue douaisienne, au pont de Raches. passage sur la Scarpe que franchit la route de Douai à Lille ^. Cet ensemble d'opérations est donc assez significatif. Cependant, bien que la guerre continue dans toute la région, la ville reste indemne, et même, après la bataille de Furnes du 6 août et les trêves de Vyve-Saint-Bavon du 9 octobre. Douai, seul dans toute la Flandre méridionale, demeure ville flamande comme un véritable îlot ^.

Mais quand plus de deux ans après, en janvier 1300. le

Page 1