Funck-Brentano, 214, et n. 4 et
2. Procès-verbal de l'interdit jeté par l'archevêque de Reims et l'évoque de Senlis siu" Gui de Dampierre, le 17 mai 1297 : « ac municiones novas que fortalieias apud Duacum... faciendo ■ (Funck-Brentano, Doc. relatifs aux formes diplomatiques, 85 ; le même, Philippe le Bel, 192). La Chronographia mentionne également que le comte fit fortifier Douai et Lille (1297 ; I, 57).
3. Ann. Gandenses : éd. Lappenberg, .?. >'., XVI, 561 ; éd. Funck-Brentano, 3 ; cf. Funck-Brentano, 239.
4. Voy. Funck-Brentano, 237-239 ; joindre Petit, Charles de Valois, 34. Le 15 juin, le roi était . in castris prope Duacum (Philippi quarti mansiones et itinera, H. F., XXI, 436^).
5. Brassart. Les capitulations de Lille et de Douai, 184 ; Funck-Brentano, 269,
hostilités reprennent, la situation change, peut-être en raison de cet isolement comme de la situation urbaine. En effet, il semble que le parti aristocratique royal que le commun avait chassé à la fin de 1297, soit rentré dans le courant de l'année 1299 : alors, en même temps qu'il agit par opinion persomielle, ses adversaires sociaux, comprenant sans doute l'inutihté ou le danger de rester ainsi à l'écart, s'unissent avec lui pour suivre mie même ligne de conduite i. Par suite, dès le 6 janvier, le jour de l'expiration des trêves, les bourgeois vont trouver Charles de Valois à Arras et lui rendent leur cité 2 : le 7, le frère du roi entre à Douai ainsi redevenu français 2. L'amiée suivante, Phihppe le Bel, lors de son célèbre voyage en Flandre, passe du 13 au 15 mai 1301 dans la ville *. Mais, un an après encore, l'une des conséquences du désastre de Courtrai du l^r juillet, est pour Douai, ainsi que pour d'autres centres urbains, le triomphe du parti populaire. Les Flamands, qui comme toujours étaient au fossé du Boulenrieu, arrivent devant la cité et les habitants se rendent à eux « sans le seu le roy et sans le seu » leur gardien, et, pour ce dernier même, ils « l'en firent aler hors » le 11 août. Le 12, Jean de Namur, au contraire, entra à sa place ^. A vrai dire, la ville, à l'exemple encore des autres agglomérations de la 'région, était alors moins soumise au fils du comte de Flandre qu'aux Brugeois : non seulement ce devait être à leurs instigations qu'elle avait chassé les Français, mais elle en avait reçu des arbalétriers dont elle allait jusqu'à payer les dépenses de séjour ^.