‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 678 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. — HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — HISTOIRE JURIDIQUE

En effet, grâce successivement aux parties, aux témoins et, au besoin, au bailli, les juges ont. dû acquérir a objectivement )) la '( connaissance ^ ^ de l'affaire, selon le terme technique. A leur sujet, deux cas différents se produisent, selon qu'ils sont « sages ^ « ou non de la cause. D'un côté. « parmi les vérités et les témoignages qu'il ont oï^ )i, ils sont « sou ffissanment informez'* »; ils « croient ^ », ils « savent », ce terme est essentiel, n par tesmoingnage et par veritei ke il creissent ^ ». Au contraire, malgré les mo3'ens précédents, ils ne se trouvent pas encore assez éclairés et ils cherchent à Tétre complètement de deux manières. Ils consultent sur place leurs propres archives pour prendre des indications et s'en rapporter aux précédents '^, ou, localement ou au dehors, ils «vont à conseil* ». Bien entendu, selon que les échevins sont prêts immédiatement ou non. l'affaire se trouve être terminée aussitôt ou au contraire un certain temps est nécessaire avant son achèvement. Finalement, le Magistrat, après « avoir eu avis » et une « boine

et de tout le procès par lui fait et encomnienchiet en le dicte halle » (Reg. FF 385, fol. 141). Le bailli ne semble donc agir que par ordre supérieur et dans des conditions un peu solennelles.

1. xiiie s. : P.J. 796 («notio», p. 587) ;xive s. : 987 (> cognitio»), 1005, 1071 (« cognitio «), 1081, 1100 (« connoistre »), 1158, 1222, 1236-1237, 1305^ «-8, 13462, 1399, 1" p. (,, avoir usé et congneu »), 1531, 1544^ ; Recueil, n" 390ii.

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