Finances, 271, n
5. Au xiV s., on mentionne aussi ( ou Chastiel dou roy » une prison absolument publique ; à l'égard des individus ayant pu être justiciables du tribimal commimal, elle servait à mettre les condamnés à des amendes publiques et ne les ayant pas acquittées : voy. un vidimus du 7 oet. 1347 du lieutenant du souverain bailli d'une lettre déjà citée du 23 août, le tout dans une copie
On voit aussi que, relativement, les deux prisons ne différaient pas seulement par leur situation et par leur origine, mais par leur fin, préventive chez l'une, executive chez l'autre. Dans l'ensemble, le fait que la ville ne concevait pas l'emprisonnement commp une punition, mais le remplaçait en somme par le bannissement, indique bien qu'elle ne voulait pas assumer les dépenses d'entretien dun édifice et les frais de garde des individus qui y auraient été enfermés : les prisonniers seraient devenus des bouches inutiles qu'elle préférait laisser subvenir personnellement, en dehors de la ville, au soin de leur propre existence ^.
3' Les amendes
Les « amendes ^ » ou bien plutôt « forfais ^ -; étaient, on le sait, une punition extrêmement répandue et en dehors des délits entraînant mort d'homme, suivant une réserve essentielle, il n'existait pour ainsi dire pas de faute dont la répression n'en comportât dans des conditions diverses.
Leur quantité d'abord pouvait être différente. En principe, elle variait depuis un simple sou ^ jusqu'à un maximum courant de 60 Ib. ^. qui n'était, en somme, jamais dépassé :
du 3 août 1349 (Arch. comm., lay. 152; Pilate, Table, n" 476). On verra d'autres mentions de cette prison sans intérêt particulier dans P.J. 1097, 1305, passim, 1399, § 1, 1446 (« noz prisons »), 1493 ; dans le premier et le dernier documents, la coexistence des deux prisons apparaît bien nettement. Peut-être du point de \^ie spécialement public, la prison du Castel remplaçât-elle au xiv^ s. celle de la halle (voy. ci-dessus et n. 3).
1. Cf. exactenient avec l'visage de la prison à Douai, le sj'stème de Valenciennes (Bauchond, 147-152), du Hainaut (Cattier, Evolution, 65) et du Brabant (Van Coetsem, 143).
2. Expression en somme des plus rare et même en combinaison avec la suivante ; voy. ci-dessus, 718 et n. 5-6.