‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 72 sur 997 · Ann. Gandenses, 586 et · texte numérisé non relu

Ann. Gandenses, 586 et

Elle a, assez naturellement, les conséquences inverses de celle de Courtrai pour la cité dont nous nous occupons, d'autant mieux, nous venons de le voir, que la garnison flamande avait quitté la ville ; aussi, le 26 septembre, les habitants se rendent volontairement au roi qui leur donne encore un « warde ^ ». Ainsi, se termine cette guerre de Flandre qui, à chacune de ses parties, prouve avec une analogie et une rigueur presque mathématiques, limportance stratégique de la ville, soit par elle-même, soit aus.si. comme nous l'avons dit, par les « passages » des marais. 81 clair est son rôle, surtout au début des campagnes, qu'il semble suffire de le signaler.

Douai était donc français et. en fait, allait le rester pendant plus d"un demi-siècle. Cependant, il faudra de longues années encore avant qu'un dernier accord semble terminer définitivement les hostilités passées et rattacher sans conteste la ville au royaume. En effet, la première paix d'Athis-sur-Orge du 23 juin 1305 ne stipulait en réalité aucun abandon de territoire, mais exigeait simplement une indemnité de guerre : seulement, et par analogie avec le traité de Melun, le roi, en attendant son paiement, se fit donner en gage les châtellenies de Lille, Douai et Béthmie, une fois de plus, en grande partie, -la Flandre Wallonne ; en outre, les forteresses des cinq bonnes villes, celle de Douai par conséquent, devaient être abattues ^. Mais, bien que le traité de 1225 ait été accompli et que la contrée précédente soit retournée, quoique un peu plus tard, à son possesseur du nord, au xiv^ siècle, les conventions préliminaires restèrent en quelque sorte inexécutées. Par suite de l'habileté du roi et de la pauvreté du comte, auquel le premier, lors du traité de Paris ^ en avril 1309, imposa de nouvelles charges qu'il ne put pas remplir, les difficultés de Robert de Béthune allèrent s'aggravant et il se vit contraint

1. Chron. artés., 93 ; cf. Funck-Brentano, 482. Le gardien était Baudouin de Longwes ; voy. § 6, 3°-^.

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