Funck-Brentano
PREÎ^nERE PARTIE. HISTOIRE EXTERNE 77
de signer le 11 juillet 1312. le célèbre traité de Pontoise i. Les deux princes, on le sait, s'y « transportaient » réciproquement leurs droits sur l'argent non payé comme sur la région non encore définitivement cédée depuis 1305 : ainsi devait se réaliser le « transport » de Flandre 2. Mais, après la mort de Philippe, de nouvelles difficultés s'élevèrent entre ses deux successeurs et les comtes, et ce ne fut que le 5 mai 1320 ^. -^r un second traité de Paris, que celui de Pontoise se trouva définitivement ratifié.
A vrai dire, la situation nouvelle qu"il établissait ne demeura pas très durable : on ne lïgnore pas, les comtes de Flandre considéraient la perte de la partie française ainsi qu'une « iniquité », selon l'expression employée par le traité d'Athis, et accomplie par leur propre suzerain : aussi ne cherchaientils qu'une occasion de recouvrer cette région. De nouveau et naturellement. IWngleterre la leur fournit directement, puis indirectement. De là deux événements du cours du xiv^ siècle auxquels Douai va se trouver mêlé avec la Flandre Avallonne et qui les feront rentrer, successivement en droit, puis en fait, dans le pays flamingant.
Tout d'abord, on sait quEdouard III n'épargna rien pour s'allier les Flamands dans la guerre qu'il comptait entreprendre contre la France *. Mais jusqu'à la fin de la courte campagne de la Thiérache en octobre 1339, il ne s'accomplit pas d'acte décisif. Même clans ces hostilités préparatoires, Douai en particulier ne joua aucun rôle, et ce ne fut qu'après leur achèvement que Philippe de Valois, retournant à Paris, plaça dans la ville des troupes en vue des luttes futures ^.