Vov. ci-dessus
7f)0 LA VIE URBAINE DE DOUAI
])liis naturel (jireii somme les exj^iilsions se ramenaient presque aux « volages » : on bannissait, disait-on précisément, « tant et si longuement qu'on ara esté en pèlerinage à » tel endroit i. Si le condamné ne s'y rendait pas, et sans doute dans un délai déterminé ^, il continuait, bien entendu à être proscrit, s'exj)osant même à des punitions supplémentaires rigoureuses ; dans le droit collectif, il était « atains de pais brisie ^ », délit considéré, on le sait, comme ayant une gravité particulière.
Le pèlerinage était, à priori, vine répression d'un caractère spécial :'son but était, en effet, une expiation beaucoup plus qu'une punition et il avait une valeur essentiellement morale, même religieuse ^. L'Eglise cependant, on le remarquera, n'apparaissant à aucun degré au milieu des débats ou de leurs conséquences, ne devait être considérée que comme Jouissance spirituelle, nullement séculière, si peu que ce soit. Peut-être i)ourrait-on voir dans ce mode d'influence une confirmation du système général des rapports déjà signalés entre les autorités ecclésiastiques et laïques ^. Mais, à l'égard de l'accomplissement réel de la pénalité, les « certificats o d'exécution constituent, et il est bien facile de s'en rendre comjîte, la meilleure preuve d'abus possibles et jorobables. On les établit évidemment à effet d'y remédier, quoique rien n'indique non jilus qu'il fut impossible de tourner la nouvelle difficulté. La preuve en serait joeut-être que, sans doute afin d'éviter ces ennuis comme aussi de tirer un profit pécuniaire de leur disparition voulue, dès le milieu du xiv^ siècle, par vine autre analogie avec les bannissements, sans que leur apparition puisse être précisée, « les racats de voiage » devinrent autorisés ^. L'opération se faisait moyennant une somme