‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 747 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE

déterniiiiée. variant bien entendu avec la distance, de (jiielques sous ])()urBa])a\nne à 13 Ib. })our Rocanuidour ou 40 ])our Baii en Fouille. Le produit était partagé, et évidemment pour un motif semblable, selon les proportions (^ui existaient encore à l'égard des bannissements, les deux tiers pour la ville, le reste au pouvoir central. Il est à peine besoin d'insister sur la signification et sur la valeur de ce changement, peut-être assez inévitable, mais qui en somme enleva tout caractère non seulement religieux, mais moral et même pénal, si secondaire avait-il pu être, à ce système d'expiation devenu une pure affaire d'argent, et le rabaissa au niveau d'une amende pécuniaire. L'Eglise ne put c^u'en soufïrir également du côté spirituel, sans en retirer matériellement aucun avantage ^.

Les causes pénales des pèlerinages étaient assez diverses. A titre politique, dans le second tiers du xiv^ siècle, à l'égard des échevins <( estans en leurs sièges en plaine haie )>, une série d'individus, pour leur « fol maintieng » ou leurs (( foies et outrageuses parolles », furent condamnés à des déplacements involontaires ^. Du côté juridique, les arbitrages collectifs ^ ou individuels * constituaient le milieu judiciaire le plus naturel des pèlerinages, mais ceux-ci étaient alors souvent le résultat de demandes familiales ou personnelles et en tout cas essentiellement privées ; dans le droit criminel individuel, ils apparaissaient fréquemment pour des coups et blessures ^. D'un ])oint de vue enfin tout différent, dans la vie économique, ils pouvaient être la conséquence, soit, du côté personnel, de délits contre les esgardeurs et des intermédiaires commerciaux ^, soit, sous le rap])ort réel, d'inobservations des règle-

1. Cf. Schmitz, 38-42, 53, et joindre à la rigueur SLir ce point spécial, Van den Bussche, ip.s pèlerinages, § 7 (p. 50-54), et P.J. E, sans oublier les travaiix généraux cités ci-dessus.

2. P.J. 1210, 1212, 1221 ; joindi-e pour le bailli, 1371, et à Tégard des deux pouvoii's, 1306.

Page 1