‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 758 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE

plaie de banlieue », mais toujours « sans mort ne afïolure ^ », quoique de ces deux termes, le premier seul paraisse vraiment se concilier avec les précédents. Ensuite, ainsi qu'on vient de le remarquer, dans des conditions vraiment précises, il est question, et fréquemment, de « plaie ^ )>. généralement de « loy com dist de banlieue ^ ». d'une façon plus explicite, « de pla^^e ouverte que on claime plaie de bamliue ^ » ; en d'autres termes, ce serait une blessure large, par conséquent grave, qui juridiquement amenait l'individu responsable devant « la loi » considérée comme juridiction répressive, et entraînant à son sujet l'expulsion de la banlieue, c'est-à-dire du territoire urbain, bref, le bannissement. En particulier, on pouvait simplement « faire plaie ^ » ou « naurer et donner plaie ^ » ou k naurer à playe ' ». le tout, croirait -on encore, (( sans mort ne afïolure ». Naurures ou plaies ne constituant que de simples blessures distinctes de la mort, ne forment, en somme, que des variétés du délit général de faire mal et plutôt adoucies ^.

Mais il est justement facile de s'en rendre compte, toutes ces expressions sont s\Tionymes ou à peu près, non seulement du simple point de vue de la terminologie, mais parce que réellement elles se combinent souvent entre elles. C'est ainsi qu'on (t met main par mal » et qu'on « fait mal », ou que même, réunissant les deux appellations, on parle de « kl main mete-

1. XIV^ s. : r.J. 1342, l.-îiG-?, l:392.6-'?. l», l', 21^ 28.29 (,)^ 32.33^ 42^ 44.45^ j^qj^ 1500 (i< frapper d'une espée et naurei' de pluisem's plaies «). — Exception : naiirer à mort, 578^" 2.

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