Voy. Pirenne, Histoire, ï
S20 La vie urbaine de douai
cité des Atrebates était considéré comme une sorte de cour supérieure pour les villes environnantes, auxquelles, d'après l'expression précitée, elle servait bien réellement de « chef de cens y. Mais, pour Douai même, ce système d'information, connu au reste d'une façon purement théorique, qui resta possible aussi longtemps que la ville eut une situation poHtique flottante entre le Nord et le Midi, ne le fut plus guère avec la libération de Ferrand et le rattachement d'apparence définitive de l'agglomération à la Flandre : on s'explique donc que, par la constitution de 1228, le comte ait défendu à ses sujets d'aller à Arras en dehors de son autorisation expresse, les laissant d'ailleurs libres de s'informer ou ils voudraient ^.
Au cours du xiii^ siècle, toute indication au moins théorique fait défaut. A l'extrême fin de cette période seulement, la constitution de 1297 stipule que si les habitants ont k mestier de... gent qui conseiller les sachent )>, clercs ou laïques, ils auront la faculté de les « prendre ou retenir ■! soit dans la ville, soit ailleurs -. Cette déclaration n'est que le développement du principe précédent. Elle se trouve effectivement confirmée dans la dernière vingtaine d'aimées de cette même époque ^, et surtout au cours du xiv^ siècle, par quelques renseignements. Dans l'ensemble, la ville pouvait s'adresser à des individus ou à des organes, les uns et les autres locaux ou étrangers, mais dans des conditions de fréquence fort différentes selon qu'il s'agissait des premiers ou des seconds, quoique la nature des affaires ne paraisse pas avoir exercé d'influence générale à ce sujet. D'une part, exceptionnellement, on recourait au Conseil urbain ^ surtout, puis, à la fois selon des formes plus solennelles et dans des circonstances tout à fait rares, soit au Magistrat des a bonnes villes voisines » et en particulier au « bon conseil des quatre cschcvinages