‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 852 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE

« pour escripre de jour et de nuit ^ ». D'autres éléments juridiques ou économiques, garde orphènes ^, paiseurs ^, commissions d'esgardeurs un peu nombreuses *, ne pouvaient s'en passer davantage ^. En second lieu, à ces clercs, s'ajoutaient des « variez ^ ». Ainsi, successivement, le but intellectuel, puis pratique des uns et des autres agents, était bien net. En général, de même que certains offices s'étaient séparés de l'échevinage, leur création avait à son tour entraîné à côté d'eux et du (c concherge » si important de la halle, l'apparition de scribes et de serviteurs particuliers. Certains organes présentaient donc toute une petite hiérarchie : les fonctionnaires mêmes, leur « clergie » et leur « valetaille ' », dont les divers éléments se complétaient réciproquement et dont la réunion formait un ensemble assez intéressant.

Dans ce genre d'intermédiaires et d'aides, à l'extérieur, on peut comprendre un « messager » qui, en fait d'ailleurs, on le verra, n'était pas seul à remplir ce rôle de porteur de nouvelles ^.

Ce système put subir des modifications d'un intérêt exclusivement personnel et temporaire. Elles sont d'autant plus négligeables que, pour des motifs documentaires, la totalité même de cette partie de la vie administrative n'apparaît pas suffisamment pour que l'on puisse chercher à en dégager des traits généraux, s'il en a existé. Le seul caractère reconnaissable et déjà signalé est l'abus numérique croissant du personnel. Dès la constitution démocratique de 1297, on paraît y faire de vagues allusions ^, puis, au moment de la

Page 1