Voy. plus bas « a
9. Funck-Brentano, Additions au Codex, 386, § 4 (« Et nient plus »), 387, § 2 (« ne retenir houme à pension »).
confiscation de 1366, Tordonnance royale française semble s'efforcer d'y apporter une certaine réforme générale ^, mais, en 1379, le bailli local flamand se plaint encore du nombre exagéré des officiers, en particulier des esgardeurs ^ ; enfin, à rachèvement du siècle, les inspecteurs publics des comptes font à leur tour des observations analogues pour les « waites » de police, d'autant mieux qu'en réalité ils s'acquittent « petitement » de leur besogne ^. En dépit de ces plaintes répétées, les agents juridiques durent bien plutôt subir une augmentation * et les employés économiques n'éprouvèrent guère de réduction •". Une telle superfluité de fonctionnaires détournait sans doute trop d'individus de la vie indépendante, ne faisait marcher l'administration que dans des conditions plus mauvaises et enfin, pouvait grever lourdement le budget urbain. Jamais la quantité n'engendra la qualité, mais rien n'y fit. Le pouvoir central paraissait être plus intéressé que l'autorité urbaine à une répression des abus et à une gestion très stricte des affaires, mais c'est qu'il considérait les choses de plus haut et que par sa situation extérieure, il pouvait le faire ; les chefs locaux étaient moins libres et voj'aient même peut-être dans cette quantité d'agents, c'est-à-dire d'individus dépendant plus ou moins d'eux, une sorte de moyen de gouvernement.
1. O. R. F., XII, 103-107 : remarquer le ton général autoritaire de l'acte et des réductions d'agents dans le § 13.