‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 855 sur 997 · Textes cités Finances, 271, n · texte numérisé non relu

Textes cités Finances, 271, n

4. Autant du moins qu'on peut s'en rendre compte en essayant de comparer les comptes de 1324-25 et de 1350, les seuls de l'époque française qui, on le sait, ont été conservés et encore d'une façon partielle (Arch. comm., CC 199*'^'', ]o fin, et CC 200 '<^'", 1° fin), avec les comptes complets de l'époque bourguignonne, les premiers qui fournissent des listes séparées et entières de fonctionnaii'es (Voy. P.J. 1534).

5. Cf. dans le Recueil, les deux n"« 222 et 360 et voy. t. II, § 26, 3°^.

DEUXIÈME l'ARTlE. HISTOIRE JURIDIQUE 865

C. Les fonctionnah'es (jénéraxix de quartiers. Les connétables l

Les agents précédents ne formaient que des moins fréquemment, dans chacune des charges, un « corps » tant soit peu important et sauf des exceptions non moins rares, leurs fonctions étaient restreintes à un double degré, à l'égard de leur nature administrative comme de leur application locale, étant souvent même, de ce second point de vue, bornées à un endroit très précis. Au contraire, tout un groupe considérable d'autres officiers, près d'une centaine 2, détenaient dans des conditions de principe absolument identiques pour tous les titulaires, des offices juridiquement complexes, fonctionnant sur des séries d'étendues réelles de la cité, dont la totalité presque absolue se trouvait régulièrement divisée en districts exactement analogues entre eux et semblablement dirigés. C'étaient les « connestables » dans les « connestablies ». De cette partie assez spéciale de l'administration, les traits principaux seuls sont suffisamment connus.

Les connétablies avant tout se trouvaient réparties par « escroettes », qui formaient la division la plus importante de la cité^. Celles-ci, au nombre de six, s'étendaient sur presque toute la ville et. sur la rive droite, parfois même au delà, très naturellement, semble-t-il, suivant la répartition de la population *. En général, dans leurs limites respectives, on n'avait tenu aucun compte des enceintes urbaines, ni régulièrement de la première, ni exceptionnellement de la seconde : les escroettes pouvaient enjamber littéralement les deux lignes de fortifications par des tracés connus, suivant l'usage,

1. Nous avons déjà étudié les connétables, mais du point de vue exclusivement financier, dans Fiyiances, 378-384.

2. Exactement 96 : 48 connétables, et, dan:? chacune, 2 connétablies.

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