DEUXIÈME PARTIE. — HISTOIRE JURIDIQUE
des empiétements du Magistrat, demeurèrent aux anciens agents de Tautorité souveraine sous une forme essentiellement utilitaire, h jusques au dit - législatif et judiciaire des échevins 1. Mais ceux-ci. malgré une autorité surtout éminente, comme chefs essentiellement directs de la cité, ne pouvaient, bien entendu, se passer de fonctionnaires chargés de représenter leurs droits. Ils confiaient la simple surveillance d'abord de la voirie, en principe des rues et par extension de la rivière, pour laquelle des agents spéciaux ne paraissaient pas exister, à des fonctionnaires divers : c'étaient pour l'ensemble de la ville, en général, les sergents et les wettes, s'occupant, par exemple, « d'arrester les pourciaus estant sans wardes ^ )\ en particulier, les wardez de certaines places, des rues ou des fontaines, qui, dans les deux premiers cas quelquefois, on le sait, étaient chargés de « tenir nettes les voies ^ » ; pour les districts, c'étaient les connétables ^. Ensuite, à l'égard des (( ouvrages », des travaux, le Magistrat en attribuait la préparation et la direction à peu près selon la division précédente, d'abord dans toute l'étendue de la cité, « à l'office des IV maistres de le ville », deux maçons et deux charpentiers, qui n'étaient autres, pour les particuliers, que les « maistres desseureurs des hiretages » déjà signalés ^, puis, pour chaque subdivision, aux connétables encore, qui peut-être utilisaient les précédents pensionnaires ^. De part et d'autre, deux organisations super-
tous jours oy dire... que li cours de le dicte rivière estoit du domaine du roy et l'appel oit -on chemin royal, et par ce il tient et croit que il soit à présent de le demaine de le conte de Flandres " ; un autre témoin dit que la rivière ■< vient du treffons et héritage de Flanch-es •■ (Arch. comm., CC 151).
1. En général, Brassart, Preuves, n" 88, passim ; poiu* le châtelain, P.J. 8643, 47^ 49 . Finances, P.J. 13, 332-3, 6 . p^^ij. jg prévôt, 547, l20-2i, II fin ; joindre plus haut 149-151.