‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 910 sur 997 · Giry, Mamiel de diplom · texte numérisé non relu

Giry, Mamiel de diplom

5. Vo3'. auparavant 1089, 1158, 1193, 1222, 1237, 1242, 1251, 1253; joindre, le 6 inaj-3 1334. une nomination de procureiu- par la ville, dans un vidimus du « garde de la prevosté de Paris » du 23 oct. (Arck. comyn., AA 20).

6. 819, 12831!^, 13188^, ces deux derniers ex. appartenant à des copies authentiques.

Le sceau même ^, dont la forme ne se modifia jamais ^, représentait une porte de ville avec deux tours et entourée de deux « arbres ^ » ou mieux de sortes de branches ou de tiges grimpant en ondulations et garnies de fleurs : il était donc de nature topographique. La légende qui, en fait, sauf une exception de 1381 *, a toujours disparu par suite de brisures, portait dans cet exemple : « f Sigillum scabinorum Duacensium ad causas et non ad contractus ». Un tel exergue, semblant donc en principe indiquer que ce mode de validation servait pour les actes officiels et non pour les accords privés, ne correspondit pas absolument, on le verra, à la réalité. Le contresceau, au contraire, en raison d'un changement diplomatique déjà signalé ^, présenta deux modes distincts et d'importance inégale. Le premier ^ fut d'emploi primitif et resta d'usage fondamental '. Il offrait aussi l'image d'une porte de ville et, en réduction, reproduisait donc à cet égard le sceau même mais, tout d'abord, il était chargé d'un écusson au lion et surmonté d'une branche ; de plus, il se trouvait accosté, non pas d'ornements végétaux, mais de deux cercles, l'un à droite renfermant un rameau à six branches, l'autre à gauche entourant une croix pattée : on avait ainsi, on le verra, la

1. Ce sceau n'est en somme complètement conservé que dans un seul cas, celui de 1381 que nous citons ci-dessous. Dans les autres exemples, il ne reste du côté du sceau même, que la partie exactement correspondante au contre-sceau ; la partie qui déborde et comprend la légende, d'épaisseur plus mince, a disparu. On peut cependant utiliser encore aux Arch. Hospit. les sceaux des documents suivants : 1370, 29 nov. (Fonds des Chartriers, carton 6 ; inv. de 1839, n" 94, 4°^) ; 1371, 10 juin (Fonds des Enfants trouvés, carton 1 ; inv. de 1839, n» 250; inv. suppl., n» 698) ; 1371, 14 août (Fonds de la Table du Saint-Esprit, carton 1 ; inv. de 1839, n" 666).

2. Voy. Demay, Sceaux de la Flandre, I, n" 3924 ; d'après une pièce du 15 janvier 1381, dans laquelle les échevins attestent l'authenticité des sceaux du bailli et des hommes de fief du château ayant scellé la P.J. 1362 {Nord, : mêmes dépôt et fond) : c'est ce sceau que nous reproduisons dans notre planche.

3. D'après Demay, ibid., mais qui, évidemment par inadvertance, parle de « trois » arbres.

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