Voy. en général la P.J
de catel à estre porveii de keval et d'armures ^ ». C'est donc que les individus qui n'avaient qu'un « vaillant » inférieur aux deux sommes précédentes donnaient aussi un service, mais moins coûteux, et selon la distinction précitée, ils ne pouvaient « ({u'aler à i)ie » simplement : les autres, au contraire, avaient natvu'ellement un cheval. A l'égard de cette seconde catégorie, la distinction secondaire entre les deux chiffres cités venait sans doute, on le sait, de la différence d'évaluation pécuniaire des deux éléments fondamentaux mentionnés de la fortune, en raison de leur inégalité d'usage, et par suite, de valeur ^. En particulier enfin, les individus plus riches encore que les simples cavaliers devaient être i)ruj)ortionnellement « porveu de kevaus et d'armures selonc se rikece ^ ». Ainsi, existaient au moins trois séries de soldats, une de fantassins et deux, sinon plus, de cavaliers '*. Tous devaient se préparer pour que, dès que les échevins les « semonsent », ils soient prêts à partir dans les vingt-quatre heures ^. D'autre part, outre cet équipement personnel à tous égards, d'application et de })aiement, les connétables et peut-être les échevins préparaient des (( caretes », que traînaient des chevaux avec leurs « très et harnas », dont les i)remiers agents en particulier paraissaient s'occuper et dont les dépenses revenaient alors à la ville, directement à ses districts ; ces chariots servaient sans doute à emmener les « tentes ^ ». Si donc militairement on était groupé pai' subdivisions, financièrement selon l'élément militaire, personnes ou matériel, individualités ou collectivités supportaient les frais correspondants.
Particulièrement au moment des menaces ou de la déclaration de guerre, peut-être aucun bourgeois ne pouvait-il quitter