‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 923 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. — HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — HISTOIRE JURIDIQUE

afin de défendre la ville contre les attaques des forains : dans ces cas de « hustin ^ », c'était une sorte de tocsin. En somme, dirait-on, de même que le procureur en était la personnification, le sceau la justification, ainsi le bancloke se faisait entendre comme « la voix » de la ville.

40 La vie militaire.

A. L armée.

La milice. Les serments.

Le service militaire comprenait deux éléments bien distincts, selon qu'il était rempli obligatoirement par des bourgeois ou volontairement par des membres d'associations militaires. La première forme, d'origine sociale et évidemment plus ancienne, est surtout connue au xiii^ siècle, la seconde, d'apparition plutôt artificielle, l'est mieux à l'époque suivante.

« L'ost - » se composait à son tour de deux parties d'ordre personnel ou réel, de nature respectivement individuelle ou collective, reposant également, on le sait, sur les connétablies. D'un côté, le service militaire était l'une des obligations essentielles de la bourgeoisie, si bien qu'en temps de paix, il se préparait aux frais des intéressés, mais son accomplissement individuel était variable. En général, on parlait en effet de k cil ki vont à pie et cil à keval ^ ». La distinction venait de la différence de fortune. Les moins riches faisaient les fantassins et si on ne le spécifie pas. précisément, il est très aisé de le conclure indirectement de l'ordre bien net obligeant les personnes qui « ont vaillant 300 Ib. de par., soit en catel. soit en hiretage, et 200 Ib.

1. P.J. 131^ 1329, 112 ; joindi-e pour les travaux des fortifications, 491, III^.

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