DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE
la ville siins autorisation spéciale; l'absence devait, en tout cas, être terminée à une époque fixe ^. L'instant du départ pour « l'ost » venu, les échevins donnaient sans doute l'ordre général : alors les connétables « apparellent » leur matériel et « sonmoingnent » leurs gens : bref, que chacun soit prêt à s'en aller, nous l'avons dit, du jour au lendemain '^. Les individus (pii manquaient d'armures payaient une amende ^ ; ceux qui ne pouvaient partir aussitôt rejoignaient dans les délais déterminés; enfin, personne n'avait l'autorisation de rester sans la permission exi)resse des échevins, auxquels on était obligé, en ce cas, de montrer à la halle « loial sonne » et peut-être de payer une certaine contribution, sorte de droit d'abonnement individuel *. Echeviiis et connétables, chacun avec leur « baniere >>. les premiers accompagnés du châtelain^ et du bailli, les seconds conduisant les bourgeois de leur district, dirigeaient la mihce ^. En un mot, tout devait se faire, spécifiet-oii expressément et à plusieurs reprises, « si honeraulement que li borgois et li vile i aient honeur ' ».
A côté des fantassins et des cavaliers, (( l'artillerie de le ville » est mentionnée depuis 1368. i\Iais on connaît seulement l'existence d'un « warde d'artillerie », qui, en particuher, gardait les arcs des arbalétriers défunts ^.
L'armée sortie des murs avait le devoir strict de ne faire aucun dégât aux propriétés ^. Toutes les dépenses incombaient sans doute alors à la ville ^^ : les échevins, selon le principe que
3. « au carin », sans doute i^oiir Tentretien du matériel ? (§ 2).