O. R. F., XII
9. P.J. 214^. — Même pièce, la signification du § 10 ne se comprend pas très nettement, à moins de supposer, de la façon la plus simple, que l'existence d'une guerre interrompait le cours régulier des affaires.
10. En fait, l'absence de comptes ne permet pas de le vérifier absolument, mais en principe, ce ne peut être douteux, d'autant plus qu'on le constate
tout déplacement extérieur devait être payé, en profitaient pour se faire allouer pendant ces moments exceptionnels des frais extraordinaires : la constitution de 1297 les réduisit au taux des absences quelconques, autrefois établi sous le régime patricien ^.
Le rôle effectif, l'histoire réelle de la milice urbaine, sont assez mal connus, mais en principe, ils pouvaient être de but et d'importance variables. Le moins dangereusement, clans la banlieue, l'armée s'en allait, soit reconquérir une partie des pâturages sur lesquels, dans ces endroits forcément mal délimités, des seigneurs voisins avaient empiété, soit vers la rivière, en vue d'enlever des empêchements mis à la navigation. C'est ainsi que vers 1240, un petit seigneur des frontières de réelle vinage ayant fait des « entrepresures es pastures )>, « li baillius, li castelains, li eschevin et li communs sunt venut à armes, à banieres desploiies, en sen manoir », « reuberent » ce dernier, « coperent les saus et les halos à tieste, emplirent les fosses des cresonnieres et rentierent VI cens milliers de tourbes ^ ». La rivière amenait des expéditions analogues : une fois l'armée parvenue à l'endroit délictueux, le bailli « feroit le prumier cop » sur l'objet à enlever, le châtelain le second, et « après, le quemuns abat et met tout au nient ^ ». Evidemment,
presque directement, soit par les motifs de la ijerception des « assises », levées en général « ratione giicrranim » et même bien nettement, au moment de la campagne du Tom-naisis de 1340, « es coustanges », dit le roi, « de leurs gens que il eiu'ent a^'ecques nous en notre ost à Bouvines » (Voy. plus haut, 78, et joindre les citations données dans Finances, 248, n. 7), soit par les sommes payées en vue du rachat des campagnes et de Tenvoi d'arbalétriers (voy. ci-après 931-932 et 938-939).
1. Cf. Funck-Brentano, Additions au Codex, 386, et Finances, P.J. 42.
2. Poiu" les pâturages, en théorie, voy. Finances, P.J. 12^'^ ; dans la pratique, pour l'expédition de 1240, ibid., P.J. 11, passim ; en 1292, au sujet d'une campagne analogue accomplie contre le seigneur de Montigny-en-Ostre- A-ant et une abbesse de Maubeuge, qui avaient empiété sui' une partie des wareskais m-bains qu'ils prétendaient tenu- du comte de Hainaut, dont euxmêmes relevaient, ibid, P.J. (50.
3. Pour la théorie seule, au xiu'' s.. Finances, P.J. 12^^, et au xiv^, icimême, P.J. 1270^. Dans la pratique, au sujet d'ime exijédition contre « le trau de Marillon », voy. t. II, § 27*'^, et joindre P.J. 1015 ; de même, en 1372, dans « l'informacion » déjà citée pour « le winage de Hasnon », un témoin « a veu alcr les bailliu et esche vins..., jusques au trau de Marillon,.,. oster