‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 932 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. — HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — HISTOIRE JURIDIQUE

Qu'enfin pendant son année de fonction, une raison quelconque fît qu' « il ne le peust plus exercer », il était remplacé dans les conditions ordinaires ^.

Au-dessous de lui, se trouvaient les c connestables disiniers », pris dans des conditions que l'on ignore, mais dont le qualificatif de « vies » qui peut leur être donné, autorise à croire probablement aussi à la périodicité sans doute annuelle de leurs fonctions. Celles-ci, d"après la dénomination des intéressés, ne pouvaient que consister dans le commandement de dix hommes. Une fois sortis de charge, l'ensemble des anciens, on vient de le voir, contribuait à l'élection du connétable général par une sorte de prérogative honorifique qui leur était accordée 2. Tout autre renseignement fait défaut.

Enfin, venaient tous les « confrères ». Ils avaient naturellement des « franchises », des « prouffis » et des « quierques ^ », qui les concernaient d'une façon, soit individuelle, soit collective. A titre personnel, tout d'abord, par faveur exceptionnelle, ils profitaient de l'autorisation publique du duc de porter leur couteau en pleine ville, et du côté urbain, ils étaient « affranqui », on le sait, des « wais » auxquels les simples bourgeois étaient assujettis par connétablies ^. Inversement, ils devaient, on vient de le dire, avoir des armes spécifiées et tenir en particulier leur arc à la disposition de toute inspection de leur chef ^. En temps ordinaire, dans des conditions locales, ils avaient le devoir, mais non l'obligation, chaque dimanche, de « anter et fréquenter le jeu de l'arbalestre ^ ». A l'égard de la ville, si en principe ils ne participaient pas au guet, « en temps de doubte ou de warde » et au cas où des personnes ne voulaient ou ne pouvaient pas prendre ce service, ils étaient tenus alors de faire des remplacements individuels,

4. I^^ ; II, 496 ; pottr le guet des bourgeois, voy. plus haut 891.

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