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moyennant une rétribution légale ^. Toute absence à une convocation entraînait une amende » au ]3roufRt de toute le compaignie ^ ». A leur mort enfin, leur arc, ou sinon une somme équivalente, devait, on le sait, revenir à la ville ^.
Considérés dans leur vie « d'ensamble * », les « confrères » formaient donc « le compaignie » ou mieux (( le confraerie et serement du jeu de l'abalestre^». Leur habillement se signalait par le » caperon », auquel, on se le rappelle, se joignait le couteau ^. Ils avaient une « candeille » qu'on « estofïait et renouvellait » aux frais de la ville, la portant chaque année à l'église lors de la nomination du connétable '. Outre les réunions militaires de chaque dimanche, trois fois l'an, la compagnie se rassemblait extraordinairement : à la mi-carême, elle « traiait le gay du nit » ; « au jour de may », elle faisait une nouvelle révniion, de but et d'exécution obscures, peut-être dans l'intention précédente encore ; enfin, venait à la Trinité la fête de la Chandelle. Les détails de ces assemblées sont malheureusement inconnus ^. Inversement, et d'abord d'une façon obligatoire, les compagnons étaient <( tenus de servir no seigneur et sa ville », les pouvoirs territoriaux et locaux, « en toutes les plaches et lieux où on en ara à faire..., au commandement et plaisir des eschevins » : dans l'ensemble, c'était un « service » proprement commandé ^. Plus spécialement, à l'intérieur, de nouveau dans les temps de « doubtes », le jour, ils veillaient aux portes, la nuit aux halles ; à l'extérieur, ils se trouvaient à la disposition de l'autorité centrale sans autre spécification^". En outre, dans des conditions purement volontaires, tout (( seigneur » particulier d'abord pouvait avoir