P.J. 1434 ; Finances, 387, n
2. Textes cités Finances, 386, n. 3, § 1. On en trouvera d'autres également dans les comptes de l'époque boiu-guignonne, dont déjà les précédents sont extraits (Arch. comm., CC 201-206, dans le chapitre des « parties communes »). Par ex., dans ceux du 7 février 1392 au 7 mars 1393 : payé « à Jehan Barre, connestable des arbalestriers, povir grâce..., pour aidier à supporter les frais que il feit, luy accompaignie de 7 compaignons de le confraerie et levas maisnies, par le rivière mouvans de Douay en allans jusquez en Anwers à un jeu et esbatement de l'arc, auquel ondonnoit pluiseurs grans et notables parties, 36 Ib. » (CC 202, p. 364). En juillet 1394, payé au « connestable... [et 5] arbalestriers, qui, par l'espace de 35 jours, ont esté... en le cité de Tournay à une feste de l'arcbalestre ;... lesquels... ont waignie... le second pris de le dicte feste, qui sont deiix pos d'argent dorés, pesans 6 marcs d'argent au grant marck..., en l'alegement des coustz et frais..., 120 Ib. » ; de plus, le 6 août, « poiu" frais et despens debouce... fais... en l'ostel du Saingler... à le venue des deux pos..., waignie... en... Tournay... en vine feste de l'arcbalestre, où il aroit bien traians 48 villes fermées. Auquel soupper furent le baillif..., le lieutenant de Mgr le gouverneiu-, les sergans et ofïiciiers [du duc]..., les eschevins, Six-Hommes, clers et valles, pluseurs chevaliers et escuiiers, le connestable des arbalestriers d'Arras et grant quantité des gens d'Arras, les arbalestriers de plaisance, les arbalestriers du serment et pluseurs aultrez, liquel avoient fait honneur à le \alle et aconvoiiet le dit pris..., h une partie de ToiLrnay à Douay et les aultrez allèrent au devant jusques à Orchies ; et fiirent à icelluy souper 160 escuelles ou environ, Hquels soupers monta 76 Ib., 19 s., 6 d. » ; à cette cette même occasion, on donna « au connestable des archiers à main [voy. ci-après]... pour aidier à supporter les frais..., le 6 aoust..., après ce que les arbalestriers fiuent revenu de... Tournay..., allé... à l'encontre du connestable des arbalestriers jusques en... Raisce et revenu avec eulx et alumé à fenestres le dit jour, au vespre et soupper ensamble, 100 s. » ; enfin, la ville acheta aux arbalétriers les deux pots gagnés, « lesquelx pos sont mis en le warde (du)... concherge de le halle': 91 Ib., 7 s., 6 d. » (CC 203, p. 452, 454 et 479).
l'autorité publique n'offraient aucun caractère particulier ; elles résultaient de sa nature générale directement urbaine ou de sa forme ])lus spéciale d'agent militaire à fin territoriale, qui permettaient ainsi à la puissance extérieure de l'employer dans ses opérations comme la milice communale. Avec la ville, les rapports étaient beaucoup plus nets. Non seulement, le Magistrat avait un rôle prépondérant dans la confection des règlements, auxquels les intéressés n'étaient que « consentans 1 », mais, par analogie, il coopérait à la nomination de leur chef, il leur accordait divers droits et facilités et, en particulier, différentes subventions, qui seules, sans doute, leur permettaient de vivre. Mais aussi les surveillait-il étroitement : en somme, il avait la haute main sur eux et ils étaient sous sa dépendance expresse. Le concours pécuniaire que la ville donnait à ces arbalétriers était peut-être la meilleure preuve de l'importance qu'elle leur attribuait et de l'aide qu'elle en attendait. Elle trouvait en effet en eux un corps de police ou de milice, qui complétait, allégeait ou remplaçait, au guet ou à la guerre, moyennant une rétribution, le service de la commu- ' nauté. Mais par cela même, relativement à ce dernier devoir, une transformation essentielle s'était produite. Si les (( confrères », et particulièrement les bourgeois, ne formaient pas en toute circonstance, à l'égard des pouvoirs urbain et public, de réels mercenaires, en général, même les précédents arbalétriers, et surtout dans les cas identiques, les manants, avaient quelque tendance à le devenir et tous, lorsqu'ils allaient s'employer au dehors pour un personnage quelconque, le devenaient certainement : en pareilles occasions, ils valaient déjà comme individus qui se battent à leur seule volonté, moyennant un ])rix ({u'ils fixent, car l'argent exclusivement les déterminait. Mais, en effet, l'époque de la princij^ale ordonnance les concernant est bien celle d'une période de transition et, en l'espèce, de préj)aration à l'armée de métier -.