P.J. 215-217 ; Finances, P.J
police de ces fortifications, par empiétement sur le châtelain appartenait au prévôt féodal ^.
Les « fortereches darraines '^ », de nature exclusivement urbaine, furent commencées dès le milieu du xiii^ siècle ; les travaux se poursuivirent en créations, réparations ou renforces ments, pendant toute la période suivante. Mais le détail précis n'en est pas connu davantage ^. La « brique » et le « grès » paraissaient cependant être utilisés pour la construction des murs, dont la hauteur, depuis le soutènement, atteignait environ sept ou huit mètres. Des tours et des demi-tours s'y trouvaient, les secondes servant peut-être d'abri à un seul individu ^.
Ces deux enceintes étaient naturellement pourvues d'un certain nombre de « portes ^ » et même la première de « poternes ^ », correspondant à des chemins qui franchissaient les fossés par un « pont ' ». Pour la Scarpe, on sait qu'en amont les murs H\Taient passage exclusivement à l'eau, et qu'en aval, celle-ci coulait sous des « arcs » que les bateaux pouvaient donc franchir également ^.
Les fossés des fortifications étaient également « abuvrés » et « aempUs » par « Tyauwe venans ^ )>, semble-t-il, de deux origmes. La plus considérable devait être assez naturellement ceUe de la Scarpe, grossie en outre, entre Vitry et Lambres, par une a partie de Teaue du marez d"Alleux » qui, par une rigole artificielle, « doie descendre » dans la rivière, en vue, dit-on expressément, de « maintenir les forteresses d'icelle ville ^"o. En second lieu, du côté de l'Artois, arrivait « li cours
1. P.J. 547, I-*^ ; Brassart, Prcui-cs., n» 88 ; joindre Finances, 182-185.