‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 941 sur 997 · D'après P.J · texte numérisé non relu

D'après P.J

10. P.J. 1127 ; c'était le «Courant le Comte >, qui en effet, dit l'acte en question, passe « au lieu appelle leMolin le Comte ». Il est devenu, depuis 1820, le canal de la Sensée. (Voy. Gosselet, VOstrevant, 124-125).

d'une yauwe venans d'un niareskel « tout voisin ^. La ville attachait une grande importance à cette question des eaux, car toute diminution dans le déversement de ces dernières avait pour résultat (( d'afebloier les forteresses ^ » et de diminuer la valeur militaire de la cité. En 1303, on se le rappelle, lorsque les troupes royales investirent Douai, occupé par les Flamands, elles avaient commencé par détourner la Scarpe : dans les négociations ({ui s'ouvrirent à ce même moment entre les deux parties et la ville, la question de « ravoir le rivière » joua naturellement le principal rôle ^. Puis, vers le milieu du xiv*^ siècle, successivement la commune se préoccupa d'augmenter le déversoir artésien et de ne pas perdre celui des marais d'Arleux, qui avait été détourné par un seigneur de la région à son profit "*.

L'ensemble des travaux des fortifications, comme les autres « ouvrages » de la cité, déj^endait directement, on le sait ^, de « l'office » des (( IV maistres de le vile » comprenant, en thèse générale et réservée faite de nombreux changements de détail, deux charpentiers et deux maçons : les uns s'occupaient spécialement des eaux, les autres des terres, tous étaient à la fois architectes et exécutants et dans chaque série technique, l'un était « pensionnaire », mais à titre de surveillant seulement, l'autre supplémentaire. Pour l'exécution des besognes, les murs mêmes, comme travaux de maçonnerie assez particuliers, ne cessèrent d'être confiés à des spécialistes ^. Mais il n'en fut pas toujours semblablement des ouvrages plus faciles, des « fosseries'». A l'origine, en effet, on se le rappelle, ils furent exécutés sous forme de prestations imposées à tous les habitants. C'est ainsi qu'en 1265^, on ignore pour quelle raison

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