‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 944 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. — HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — HISTOIRE JURIDIQUE

gnations particulières de tel fondateur ^, tel endroit ^ ou tel but •'', se comprennent aisément : ils concernent le côté proprement hospitalier, différant de l'élément bienfaisant auquel se rapporte le reste de l'indication précédente. Cette seconde partie semblait d'abord avoir dans « li aumosne des communs povres de le vile ^ >f une sorte d'organisation commune centrale, de nature d'ailleurs inconnue, mais qui chronologiquement, n'avait dii cependant que s'ajouter à des établissements secondaires : ceux-ci étaient établis alors par paroisses, comme (( l'aumosne des povres de le taule dou Saint-Spir de telle église ^ » ou « le karité de telle église » encore « à œs les kemuns povres de la parroche de celi église », sortes de confréries charitables malheureusement trop ignorées ^, ou constituaient des « aumosnes » spéciales ainsi que celle de Jehan de France, un des grands patriciens du xiii*^ siècle ', et dans leur genre pouvant correspotidre aux hôpitaux en ce que les unes et les auttes n'avaient pas un intérêt de quartier : toute cette vie de la

1. Par ex. « l'ospital signeiir Gervais » (c'est l'hôpital des Wes, cité à la n. suivante ; cf. P. J. 93 début) (P. J. 499, 53fi, 610, 674, 764-755, 867) ; « li hospitaus Weiùn Mulet » (distinct de l'hôpital Saint-Jean devant Saint- Pierre ou Saint-Jean des Trouvés, cité aux deux n. suivantes^ malgré sa situation « en le rue Saint-Piere » et son but tout à fait connexe ; cf. P. J. 6111) (P.J. 956).

2. Ainsi, « l'hospital ki siet dedens le porte des Weis » (P.J. 62, 93, 115, 310, 536, 538, 542, 690, 610, 674, 867, 945, 1069^ 1085, 1125, 1530) ; « le maison des Cartriei-s (Voy- Ducange, sub v" carcer^), ki siet devant Nostre-Dame » (399, 956, 1092-1094, 1121, 1156, 1219, 1233) ;« l'hospital Saint-Jelian devant Saint-Piere -. (65, 495, 646, 956, 972, 1104).

3. Par ex. « le Boine maison là ù on relieve les povres femmes gisans d'enfant » (P.J. 1211) ; u l'hos^Dital Saint-Jehan des Trouvés devant Saint-Piere » (1089, 1216) ; « le maison des Malades « (« Maladerie » ; < mesiaus, mesiele » ; P.J. 65, 111, 430, 498, 640^, 956).

4. P.J. 1091j 1096, 1245; joindre des mentions des « communs poXTes de le vile )) dans P.J. 718, 1058. Voy. Bfassart, Notes..., 1.

6. En fait, on ne connaît que celle de l'église Notre-Dame (P.J. 815, 928, 1049) ; mais la P.J. 963 semble indiquer peut-être l'existence d'autres de ces « carités ». Voy. pour leur étude du point de vue du droit collectif, t. II, § 34 loBb.

7. P.J. 1096 ; sur le cartulahe des rentes de Jehan de France, voy. P.J. 786 et joindre plus haut 485.

bienfaisance reste très obscure^. En général, tous les organismes qui viennent d'être énumérés étaient essentiellement ceux de « la ville ^ », mais le clergé même régulier en possédait également ^ qui, en raison de leur ai)partenance ecclésiastique, n'ont aucun rapport avec l'histoire communale ^. Les premiers exclusivement sont donc en cause.

Parmi eux, seules les fondations des hôpitaux nous sont connues et par des exemples répartis sur toute la période historique. Au xiii^ siècle, en 1245 ^, un homme, de son vivant, ^ donc une sive maison... por faire un hospital » de béguines ; à sa mort, il le laisse à sa femme « por faire se volenté » ; la veuve le met aussitôt « en le main des eschie • vins », qui, à leur tour, auront « pooir de ordener... tôt à lor

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