DEUXIEME P.\RTIE. HISTOIRE JURIDIQUE
En outre, -pav une conséquence naturelle, non seulement du principe précédent, mais aussi de Tensemble du système, les intéressés régulièi^ement « contaient » au pouvoir. Devant quelques éclievins, ou au commencement du xiv^ siècle, devant de vieux échevins, le directeur, ou à la rigueur son agent, « rendoit li estas de ohe que li dis hospitaus devoit et k'il avoit de apparent )> ; ensuite, les membres de l'autorité « rechevoient cest compte », en donnaient évidemment quittance *.
lopations, 1092 (à l'encan)- 1093, 1104; accensements de terres, 674, 1211. 1233 ; achats, 499, 536, 538, 867 ; ventes judiciaii-es, 970 ; rentes : ventes, 646, 755, rachat, 400 ; arrentements, 542, 956, 1219. — Potjr la vie de bienfaisance : biens immobiliers : bornage, 1245, locatiop, 928; achat, 1131; rentes : achats, 424, 815, 1250, propriété, 410, vente, 1049, arrentements, 947, 1091, 1096, 1200.
1. A. Vie hospitalière. Poi^ir la théorie, Voy. ci-dessus 950 et n. 1, et joindi-e P.J. 1189 : les pchevins, dit le roi, ont le pouvoir de « instituendi... aliquem probum viriun... ipsam domum... gubernaturum... et de dicta administrât ione bonum et legitimum compotum salte semel in anno redc};turum ) . Dans la pratique : pour le xiii^ s., P.J. 430 et 452 ; au xiv^ s. : u Ch'est li estas de l'hosiîital Saint-Jehan devant Saint-Piere, de che que li dis hospitaus devoit et k'il avoit de apparant par le retoiu: dou compte ke Emme de Sin, estaulie de par . eskievins maistresse et pourveresse dPU dit hosjDital, rendi as eskevins et as XXXII Hommes [voy. plus haut 319] chi-apres nommés, de XXIIII semaines, commenchans au XX^^""" jour dou Xoel l'an mil CGC et VIII et finans à l'issue de reskie\'inage Biernart Catel, Watier Pikete, Werin Barde et leur conpagnons, ki issi le XXVIIIIis'ne joiir dou mois de juing, l'an mil CGC et IX. Si rechurent chest compte comme eskie\'in, Werins Barde, Pieres Li Leuz, et conme des vies eskievins, Jakemes Li Gloeres et Robers Li Kie\Tes, et comme des XXXII Hommes, Willaumes de Paskendare et Engerrans Dou Four, en l'an de grasce mil CGG et XI ans, JX jours ou mois d'aoust » (Arch. comm. ; layette 189, série GG, rouleau) ; « G'est li estas de Thospital des trouvés Saint-Jehan devant Saint-Piere, de tout çou qu'il avoit d'apparant par le compte que B. de Dom-ges a fait et rendv]t as preudomes 'chi-apres nommés don terme de 52 semaines coiiiineftf-ans ail XXVII'' jour d"avril, Tan mil GCT'. XXXIX, auquel jom- elle vint en le administration et gou\-ernance de par eschievins dou dit hospital jusques au XXVII'' jour d'a\Til, l'an mil GCC et XL. Si rechm-ent ce compte (7 échevins) pris et esleus par eschievins en plaine halle « (Arch. hospit. ; fonds des Enfants trouvés, carton 1 ; inv. suppl., n° 249 ; rouleau) ; « Gh'est li comptes W. ilalet, maistre de le maison dez Garteriers de Douay de par Xosseigneurs les eskevins, dez arrierages dez rentes à hiretage et dez censés en bled et en ftvaine, naissans doix tamps le dit "\^'illaume, de le valeur dez rentes à hiretage que h dite maisons a en bled et en avaine, de le valeur des censés dez tieres qe le dite maison en bled et en avaine ; item, de le valeiir dez arrierages dez boines rentes à hiretage naissans dou temps le dit Willaume, de le valeur dez rentes à hiretage que li dite njaisons ^, tant en le yille de DouQ,y comme hors, en doiisiens, capons, parisis, fertons, (Je\Tset; tovis de le
Des comptes sj^éciaux de certains biens semblaient éga-
valeur dez hostages des maisons liuwices pour bled et avaine vendu, pour tieres et près censis en deniers et de toutes avitres receptes que li dis Willaumes a fait por le dite maison et de tout çou aiisi que il a paiet et disiribué à l'encontre, tant en bled, avaine comme en deniers por le dite maison, ou terme de 52 semaines, commenehans le dimenee prochain après le Saint -Jehan-Baptiste l'an mil CCC-XXXIX et finans le samedi prochain après le Saint -Jehan-Baptiste l'an mil CGC et XL >- (27 juin 1339 — 1er juillet 1340; Arcli. comm., lay. 188, série GG ; rouleau); « Ch'est ly comptes que Maroie d'Eske, ad presens de par eschevins souveraine demisielle de le maison et hospital de Saint-Esperit séant dedens le porte des Wes, lequel Giervais de le Vile estora(voy. ci-dessus, p. 947, n. 1), fait et rent à ses signeiu-s, les eschevins de le v. de D., de tout che que elle a recheu et maniiet des biens et revenues appartenans au dit hospital tant en gi-ains de bled, de soile, de tremois et roons grains comme en deniers et en toutes aultres values..., poiu* toute Fanée commenchant à le Saint-Jehan-Baptiste l'an mil CGC. LVII, cheli tierme compris ens, et finant à le Saint- Jehan-Baptiste l'an mil CC. LVIII » (Arch. hospit. ; fonds de l'hôpital des Wetz ; invent, de 1839, n" 918, t. II) ; « Gh'est li comptes J. Pietfort, ad présent ministres et rewars de par eschevins de le Boine maison des povres femmes gisans d'enfant..., de tout ce que il a rechut des biens de le dicte maison j^ar l'espasse de 52 semaines » du 13 juin 1360 au 19 juin 1361. « Auquel compte fm-ent comme eschevin, par l'assentement de leurs compaingnoiLs en le halle (suivent 0 noms), le darrain... fe\Tier l'an mil III" LXII. Item, a li dis Jakemes paiiet tant jdoiu" sen sallaire comme poiu- les loiiers des meskines qui ont .servit ou dit hospital par tout le terme dessus dit..., 10 Ib. par., 12 escus pour le sallaii-e du dit Jakemon pour le terme des 52 semaines » (Arch. coi»»). ; la5\ 189, série GG ; rouleau) ; u Ghe sont les receptes et revenues appartenans à le Boine maison et hospital que on dist des Cartriers de le v. de D., faites et receues par Grart Mallet et Jehan de Quinchi, ad ce ordenés et commis par leurs seigneurs les eschevins de le dicte ville «, le 27 juillet 1371 (Arch. hospit. ; inv. de 1839, n" 183, t. I).
B. Vie de bienfaisance. « G'est li comptez abregies faiz par sire Jaque de Fenin des biens et possessions appartenant à le table du Saint-Esperit de l'église Saint-Piere, poiu- le teinps » du 25 juin 1368 au 14 févi-ier 1369, « par le dit sire Jakeme rendut as IIII ministrez de le dicte table ». « Paiiet par pluisevu\s eschevins et les dessus dis [« ministrez »], le second jour de jenvier le dit an que li dis sires Jacquez leur monstra ses escrips et comptez j^our l'anée finans au jour Saint-Jehan dessus dit, pour yceulx adviser et corigier, fait en le maison Heuvin de Goy, comme api^aroù- pœt par les parties en cedulles seelléez des 2 seaux des ministres : 6 escus, 5 gros ". « Paiiet des dis ministrez à ime joiu'née qui s'en enssivy, que il corrigierent et adviserent lez dis comptes en le maison le dit J. de Fenin et lui commandèrent à j'ceulx gi'os.ser et doubler : 36 gros. » « Au dit sh-e Jaque, pour sen salaire d'avoir servi ou dit temps à le dicte ville, 20 escus. " (Arch. hospit. ; invent, de 1839, n" 713, t. I) ; « Ch'est li comptes que J. Maillars, prostrés, receveres ad présent des biens et des revenues appartenans à le [dite] table des povres..., fait et rent as eschevins et à ses maistres (suivent 4 noms) ad présent de le dicte table do tout chou que il a reçupt et paiiet des biens et revenues dictes » du Noël 1362 au Noël 1363 ; payé « 10 Ib. au dit J. Maillard, por sen sallaire