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DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE

lement exister avec le compte général ^ '^. Cette opération de comptabilité se terminait toujours par un « disner » que « le ministre » offrait aux représentants du pouvoir et dont la

de recevoii-, paiier et fere toutes les besongnes de le dicte taule en l'an dessus dit » (mêmes dépôt et fonds ; t. IV) ; « Cli'est li comptes que fait et rent J. Gasquiere par devers ses seigneurs les eschevins et ausi les ministrez et rewards de le taule [précédente]..., de tout ce que il a heu, receu et pris en querque des biens et revenues appartenans à le dicte taule et aussi lîaiiet et distribué en l'ocquoison d'icelle au commant des dis ministrez, » entre les 23 juin 1390 et 1391 ; payé « à J. Gasquiere, poiu- avoir fait et ordené les recejîtes et mises de ces comptes et pour yceulx comptes escripre, ordener et doubler..., 18 Ib. » (mêmes dépôt et fonds, t. V).

1. Voy. en somme P.J. 1156, bien qu'il ne s'agisse là que d'un compte d'un simple « censier » privé, fermier de l'hôpital (cf. P.J. 1069, 1233) ; et joindre : « Ch'est li comptes des blés, des a\'aines, des fèves, des pois et des veches de le maison des Cartriers de Douaj', que J. Briliiaus de Diclii, clers maistres de le dite maison, a rechut et maniiet jJarmi le terme de 57 semaines commençans le nuit de le Penthecouste l'an III' XXXVIII et finans le semedi après le jour Saint-Piere et Saint-Pol l'an III"^ XXXIX » (31 mars 1338-3 juillet 1339 ; Arch. cotnm., lay. 188, série GG ; rouleau) ; « Che sont les parties dez 8 Ib., 11 d. ob. par. pom- rentes à hiretage perdues et amem-ies en le v. de D., dont W. INIales, maistres de le maison des Carteriers de D., fait deskerque et monstrance avœc sen compte de 52 semaines finans le semedi prochain après le Saint -Jehan-Baptiste, qui fu l'an mil CGC et XL « (I^"" juillet ; id., ihid.) ; V In\entoii-es des biens meubles de le Boinne maison et hospital des Carteriers, demoiu-és en ycelli de cheidx que avoit heu en querque feu P. de Xoielle, jadis ministres et gouverneres dou dit heu et qu'il avoit laissie en ychellui au jour de sen trespas, trouvés en apparant le mardi 5*^... novembre,.. CCC. LXVIII que se fist li dis in\'entohes ; ad ce presens les eschevins et à ce jour laissies ou dit hospital, à le querque et warde dou maistre d'icelli lieu... > (Id., ihid.).

2. Certains agents inférieiu's paraissaient peut-être rendie dù'ectement leiu's comptes aux dh-ecteurs des organismes, sans qu'il soit fait mention des échevins, voy. P.J. 1125 sm-tout et 1069, 1156, 1233 (il s'agit là de simples fermiers) et joindi-e : « Ch'est li comptes que J. Maillars, recheveres ad présent des biens et revenues appartenant à le taule des povres dou Saint- Esperit de l'église Saint-Piexe de Douay fait et rent à ses maistres ^4 noms), ad présent rewars de le dicte taule, de tout chou que il a rechupt... et paiiet » entre les Epiphanies de 1371 et 1372 : entre autres, >'. pour 10 Ib. pom- le sallaire dou dit J. M. de rechevoir, paiier et fahe les besongnes. de le dicte tavile por l'année commençant à le Tiephane l'an LX et finant à le Tiephane l'an LXI. Et ne compta point li dis J. M. de sallahe en ses comptes de le dicte anée poiu- chou que li menistre de le dicte taule n'avoient point encoi-e ordené quel sallaii-e il aroit » (Arch. hospit. ; fonds du Saint-Esprit, carton 2 ; invent, de 1839, n° 711 ; registre sur papier). On trouvera d'autres ex. analogues se rai)portant au même organisme 2>oiu- les années fiscales 1346-47 et 1354-55 (Invent, de 1839 ; n" 713, t. II). Mais il doit sagix- là ou d'une simplification de rédaction ou tout au plus d'une pure affaire de fait exceptionnelle : cf. en effet deux cas exactement semblables, crohait-on, du point

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dépense rentrait assez naturellement parmi « les ires nécessaires » de l'hospice ^.

A titre documentaire, l'ensemble des liens étroits de la ville avec les fondations charitables apparaît jusque dans le dépôt des pièces concernant ces dernières aux x4Lrchives urbaines aussi bien qu'hospitalières ou de bienfaisance ; le second groupe même ne renferme que des documents pratiques, économiques ou financiers, état des biens ou des comptes, alors que non seulement la halle en contient d'analogues en grand nombre et aussi anciens en somme ^, mais qu'elle seule possède des textes théoriques et de but législatif, dont l'appartenance prouve aussi clairement que possible l'origine et, par son exclusivisme, est en pareille matière particulièrement significative.

La nature propre de ces règlements extérieurs ne le rend pas, à vrai dire, dans l'ensemble, très précieux : leur presque totalité se rapporte simplement aux conditions d'admission dans les divers hôpitaux ^. Cependant, deux d'entre eux ont une fin sociale similaire intéressante. Tout d'abord, en 1293, ^l'un stipule que les femmes '^ qui u sagiront d'effant », devront '.< gif bien et piaillement » pendant le mois suivant, sous la peine fort sévère d'une amende de 50 Ib., d'un bannissement de cinq ans et d'une exjjosition en « l'eschiele )>. Ce règlement théorique avait d'autant plus de raison d'être que, dès 1274 ^,

de vue personnel, relatifs également à des « censiers » et cependant d'exécutions différentes dans les P.J. déjà citées, 1069 et 1156 ; et d'autre part, pour la même « taule » de Saint-Pierre, on trouvera des ex. contraii-es montrant l'intervention des échevins et reproduits ci-dessus 955, n. 1^.

1. Comptes du « recheveres de le taide de Saint-Esperit de Saint-Piere » pouï l'année fiscale entre les Saint- Jean-Baptiste 1373-74. « S'ensuit autres mises en deniers pour- fres nécessaires en pluiseurâ manières. Item, pour le disnerfet à le maison Heuvin de Goy le joui- Nostre-Dame mi-aoust l'an LXXIIl dessvts dit, quant li dis recheveres rendi ses comptes presena pluiseurs eschevins et les clers de le haie aveuq les IIII ministres de le dite taule et pliliseiu-s autres boines gens : 6 Ib., 12 d. » (Arch. hospit. ; inv. de 1389, nO 713; t. IV, fol. 6').

2. Dépôt communal : P.J. 399, 536 ; hospitalier, 115, 310, 424, 499, 542.

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