Il ne paraît pas, en effet, en être resté d'exemples
13. P.J. 30, 368, 635. En mars 1246, les d'Avesne et les Dampierre déclarent que >< licet... scabini et communitas ville D..., nuntiis... Ludovici, régit
contraire, elle remettait des « cartres « aux nouveaux bourgeois 1 et, à titre judiciaire, elle donnait des « lettres de tesmoingnage », les échevins « tiesmoingnaient par les lettres de le vile » en faveur des membres de la communauté qui en avaient besoin dans une affaire ^ ; les « lettres de chirographe ^ » n'étaient pas en somme différentes ; pour la basse justice, on obtenait des « lettres d'extraits de saisie ^ ». A une fin économique, en 1366, l'échevinage remet à un nouveau courtier une « lettre )> constatant son entrée en fonctions et ajoute que, s'il la perd, il lui en « baillera » une autre ^. Dans les finances, aux acquéreurs de rentes à vie étaient données des « cartes « ou des « lettres ^ », et enfin, sous l'époque bourguignonne, la commission fiscale usait plus particulièrement de K sedules scellées » et de « quittances ' », ces dernières peut-être sous forme de chirographes.
Cette première espèce de pièces se complétait par une seconde déjà un peu mixte, les « rolles ^ ». En effet, à l'inverse des actes précédents, ils se composaient au moins d'un morceau plus long que large, quoique toujours parfaitement « enrollé » et jamais ils n'étaient scellés, mais le plus souvent, ils comprenaient une série de ces morceaux cousus alors bout à bout par des fils. Très peu nombreux au reste, ces rôles ont uniquement une origine urbaine. Matériellement, jusqu'à la fin du xiv^ siècle, ils sont toujours sur parchemin, mais, à ce moment, la ville commença à employer des rouleaux de papier ^. Quant à leur contenu, il faut distinguer les pièces
Francie, litteras suas patentes tradiderint etc.. » (Duvivier, La querelle des tVA. et des D., II, P.J. 94). Ces lettres sont probablement celles de Teulet, Layettes, II, n» 3498.